‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 67 sur 295 · DES REINS MOBILES · texte numérisé non relu

DES REINS MOBILES

r athogénie. — Pour avoir une idée nette des déplacements du rein, il faut d’abord connaître ses moyens de fixité*. Le rein est maintenu dans sa situation normale par une enveloppe cellulo-fibreuse riche en tissu adipeux. Le rein plongé dans cette gangue ne lui adhère que par des tractus filamenteux peu résistants. L’élément fibreux formerait, d’après certains auteurs, une sorte de feuillet transversal engainant le rein en avant et en arriére et se réunissant au-dessus de l’organe, mais faisant défaut en dedans et en bas. C'est en effet dans ces directions que s’échappe le rein, et dans sa migration il se coiffe du péritoine qu’il pousse devant lui, et il peut ainsi arriver très loin et descendre très bas entre les anses intestinales.

D’après Trocart, ce n’est pas l’enveloppe cellulo-graisseuse, c’est le péritoine qui serait le principal obstacle aux déplacements du rein. Cet auteur a vu que pour attirer en bas et en avant un rein recouvert de son péritoine, il faut développer une force de 8 à 10 kilogrammes, tandis que la résistance de la capsule cellulograisseuse ne va pas au delà de 2 kilogrammes*.

L’ectopie rénale (rein flottant, népbroptose), bien connue depuis les travaux de Rayer, est beaucoup plus fréquente chez la femme que chez l'homme; elle atteint le rein droit plus souvent que le gauche et rarement les

1. D. Molliôro. Diction, mâd., article Rein. Anatomie et physiologie.

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