Trousseau. Clinique médicale, t. II, p
tanées, rarement elles atteignent la face (Rendu1) - A la dernière période, la fièvre reparaît, le pouls atteint 150 à 150 pulsations par minute, le ventre se ballonne, la respiration s’embarrasse, et le petit malade, privé de connaissance, meurt dans le coma, parfois au milieu d’accidents convulsifs, ou est emporté par les progrès croissants de l’asphyxie.
Les convulsions, les contractures et les paralysies qu’on observe dans le cours de la méningite tuberculeuse sont des symptômes dont la pathogénie mérite d’être discutée. Les paralysies paraissent dues à des foyers de ramollissement qui intéressent les corps striés, les pédoncules cérébraux (Rendu) et les zones motrices des circonvolutions fronto-pariétales ; ces foyers de ramollissement proviennent des oblitérations artérielles, des thromboses, qui sont elles-mêmes provoquées par les granulations tuberculeuses des vaisseaux. Suivant que les convulsions et les contractures sont générales ou partielles, on peut en interpréter différemment la pathogénie : quand elles sont généralisées, on peut invoquer une action réflexe, une excitation cérébrale à distance; quand elles sont partielles, localisées à un membre, à une partie du corps, elles résultent de l’excitation directe des zones motrices fronto-pariétales (Landouzy)4, question qui a été étudiée au chapitre des Localisations cérébrales.
Méningite tuberculeuse de l'adulte. La méningite de 1 adulte n’a pas toujours les allures de la méningite de l’enfant; ses formes anormales, assez fréquentes, ont été bien étudiées par M. Chanlemesse3. .
Dans quelques cas, la méningite, après avoir évolué silencieusement pendant quelque temps, éclate brusquement par une attaqu eapoplectiformc, par des convulsions
1. Rendu. Recherches cliniques et anatomiques sur les paralysies liées à la méningite tuberculeuse. Thèse de Paris, 1873.
2. Landouzy. Convulsions cl paralysies liées aux mèmngo-encépha-
liles fronto-pariétales. Thèse de Paris, 1876. . ... .