Chantemesse. Formes anormales de la méningite tuhercu eu
de l’adulte. Paris 1S8L
MALADIES LE L’ENCÉPHALE
épileptiformes ou par un accès de délire aigu. Ces différentes formes aboutissent rapidement au co/na et à la mort, et la forme délirante présente cette particularité que l’évolution de la maladie peut se faire sans que la température s’élève au-dessus de l’état normal1.
Dans d’autres cas, les symptômes spinaux ouvrent la scène, la maladie simule une méningo-myélite, et bientôt les symptômes de méningite cérébrale se déclarent.
Chez quelques malades la méningite cérébrale concentre son action sur la région des circonvolutions motrices du cerveau; on retrouve, au niveau des circonvolutions frontale ascendante, pariétale ascendante et sur le lobule paracentral, des plaques de méningo-encéphalite tuberculeuse. Ces plaques de méningite s’annoncent par une contracture, par une paralysie limitée au bras ou à la jambe; la paralysie dissociée de la troisième paire ( ptosis ) a été observée dans des cas de méningite siégeant au niveau du pli courbe.
Les autres symptômes de la méningite, la céphalalgie, les vomissements, font défaut, mais bientôt l’agitation, le délire, la somnolence, le coma, enlèvent le malade, quand celui-ci ne succombe pas aux progrès rapides de la tuberculose pulmonaire.
Le diagnostic des méningites avec la fièvre typhoïde sera fait au sujet de cette dernière affection. A propos du diagnostic, il ne faut pas oubl/er la méningite apoplecti forme de l’adulte*.
Le pronostic est toujours grave, et la mort est la terminaison presque fatale de la méningite tuberculeuse. Le traitement est Jort limité ; il consiste en vésicatoires et application de glace su: la tête, préparations mercurielles à l’intérieur; le traitement palliatif a pour but de surveiller l’allaitement de l’enfant, et de prévenir autant que possible toute cause d’excitation cérébrale.
1. Jaccoud. Clinique médicale, 1885 et 1887 ? Jacm'dct I.abadie-Lagrave, art. Mangue du THct. oral a. Vivant. Meninqile apopleetif. de l'adulte. Th. de Paris +RRR DIEOI.AFOY, PATIlOL. T. 11. ’l/*
maladies du système nerveux.
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MALADIES DE L’ENCÉPHALE. 211
ques; elle peut résulter également de lésions de l’oreille interne et de lésions de l’oreille externe, polypes, furoncles, abcès (Duplay).
M. Netter a constaté que les jeunes enfants ont l’oreille moyenne presque toujours altérée1; les autopsies ont été pratiquées entre l’âge de 9 mois et de 2 ans, et dans un grand nombre de cas, l’oreille moyenne était en état d’infection, tapissée du muco-pus avec streptocoques, staphylocoques, pneumocoques; il est probable que la pénétration de ces agents se fait par la trompe d’Eustache. La propagation des lésions de l’oreille aux méninges est facile, que cette propagation se fasse par contiguïté ou par les vaisseaux. En effet, les veines de la caisse se jettent dans la veine méningée moyenne, et des anastomoses existent entre les veines de la caisse et le sinus pitreux supérieur (Troeltsch).
Les maladies infectieuses qui sont accompagnées d’otite, la syphilis, la pneumonie, la rougeole, et surtout la grippe, peuvent déterminer des méningites, précédées d’otite, ou des méningites sans otite préalable.
La diversité des agents pathogènes qui provoquent les méningites consécutives aux otites explique l’égale diversité des symptômes. Ces méningites peuvent être foudroyantes, rapides, aiguës, subaiguës ou chroniques (Jaccoud)2. La forme foudroyante tue en 24 heures, avec convulsions, céphalée atroce, coma. Il y a une forme qui simule la fièvre typhoïde, moins la période du début, qui s’annonce brusquement avec vomissements et céphalée. On a également décrit une forme qui présente les symptômes de la pyohémie, accès fébriles, frissons, sueurs. Enfin, il y a la forme presque banale de la méningite classique.
Mcninrjite pneumonique. — La méningite à pneumocoques est la plus fréquente des méningites non tuber-
t. Société de biologie , 1889.