‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 105 sur 492 · Clinique médicale. 1886, p · texte numérisé non relu

Clinique médicale. 1886, p

culeuses. Elle survient au déclin ou dans le cours de la pneumonie, elle peut en être indépendante. Souvent la méningite pneumonique est associée a 1 endocardite pneumonique, et dans bien des cas elle se généralisé aux méninges spinales, de sorte qu’il y a méningite cérébrospinale pneumococcique. Le fœtus n est pas à labu < c cette méningite. M. Netter a constate que la femme enceinte, atteinte de pneumonie, peut transmettre au fœtus la pneumonie et la méningite pneumonique.

Dans la méningite pneumonique1, les lésions pi edominent à la convexité du cerveau. L’exsudât est încoiporé à la pie-mère, et l’on peut le détacher sans entamer l’écorce cérébrale. L’exsudât a une consistance molle, i diffère « aussi bien de l’exsudât lardace, gnsa le, > méningite tuberculeuse, que du pus crémeux, se laissant aisément détacher, qu’on observe dans la méningite, slihe de carie du rocher (Netter). Les méningés spinales sont fréquemment atteintes. Parfois les lésions sont moins étendues ; elles sont localisées en différentes régions de l’axe cérébro-spinal, sous forme de tramees lactescentes nm accompagnent les vaisseaux, ou sous forme d do s de dimension variable. Aux méninges rachidiennes, le dus est plus abondant au niveau des renflements cervica et lombaire. Les caractères du pus pneumonique sont moins nets lorsqu’au pneumocoque s’associent d autres

mLesbSningites à pneumocoques présentent quelques svnmtômes qui leur donnent partois une allure un pe spéciale. Parfois, chez un pneumonique en pleine defervescence une ascension brusque et considérable de température est le seul symptôme qui pM méningite (Jaccoud). Un symptôme sail tant et presque

soustbrnm dïcontracture douloureuse, dans les muscles 1. Netter. De la méningite due au pneumocoque (Arch. de médecin , mars, avril, juillet 1887).

MALADIES DE L’ENCÉPHALE

de la région dorsale et de la région sacro-lombaire 1 • Ce que nous savons de la généralisation fréquente du pneumocoque aux méninges cérébro-spinales, nous explique ces raideurs et ces contractures douloureuses plus ou moins généralisées. Chez les jeunes enfants, l’abondance de l’épanchement purulent provoque parfois une pression intra-crânienne (Vaudremer) et un soulèvement de la fontanelle antérieure. Les méningites pneu moco criques ont une marche très variable. Parfois la méningite est foudroyante et tue en vingt-quatre heures ; dans quelques circonstances, le début est apoplectiforme (Netter).

Méningite par coli-bacille. — Le lactarium. coli commune est-il capable de produire des méningites supputes? C’est un fait qui paraît définitivement acquis (Netter, Chantemesse et Widal). <( Le coli-bacille peut aussi bien produire des méningites supputes que des fièvres pseudo-puerpérales, que des fausses dothienenteries, suivant qu’il pénètre à travers l’organisme par altération des organes qui le contiennent normalement. La plupart des observations de méningite suppute publiées ces dernières années, et dans lesquelles on a incriminé un bacille pseudo-typhique, sont des cas de méningite par coli-bacille2 3 4 5 ». Tels sont les cas rapportés par MM. Adenots, Vaillard et Vincent*. Dans d’autres observations, Sevestre, Touchard et Marie s, le streptocoque était associé au coli-bacille.

Conclusions. — Je viens de passer en revue les principales formes des méningites non tuberculeuses ; cette question est encore à l’étude. Dans bien des cas ces méningites non tuberculeuses évoluent avec tous les sym-

1. Hutinel, Semaine médicale, 22 juin 1892. Thibierge, Mercredi médical, 23 mars 1892.

2. Chantemesse, Widal et Legris. Soc. méd. des hûpit., 11 décembre 1891.

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