‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 11 sur 492 · Raymond et Arlhaud. Société de biologie, juillet · texte numérisé non relu

Raymond et Arlhaud. Société de biologie, juillet

2. Déjerine. Altérations des nerfs cutanés chez les ataxiques (Arch. de physiologie, juillet 1883. — Soc. de biologie, 18 octobre 1881).

2i MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX.

pneumogastrique (Oppenheim), le plexus cardiaque, le plexus cœliaque et le sympathique abdominal (Grocéo et Fusari)1.

Ces névrites sont de nature parenchymateuse : fibres nerveuses atrophiées ou en voie de destruction, lésions interstitielles et périnévrite. Certaines de ces névrites périphériques sont curables (Pierret).

Physiologie pathologique. — L'apparition des symptômes de l’ataxie locomotrice est-elle en rapport avec la marche systématiquement envahissante de la lésion? C’est ce que nous allons étudier.

La douleur. Au début de la maladie, à la période des douleurs fulgurantes, la lésion est confinée aux bandelettes externes sous forme d’une bande scléreuse très mince et très limitée : or, comme à cette époque les racines postérieures des nerfs spinaux ne sont pas encore atteintes, il faut admettre que les douleurs du tabes dorsalis sont dues à l’altération de ces racines postérieures pendant leur trajet intra-spinal. Ces lésions expliquent bien les douleurs des membres et du tronc, mais quand il s’agit des crises si douloureuses de l’estomac, de la vessie, du rectum, du rein, il est probable qu’il laut les rapporter aux névrites périphériques qui ont été constatées dans les plexus et nerfs viscéraux correspondants. Les névrites périphériques des nerfs laryngés et pneumogastriques expliquent les crises laryngées.

Les anesthésies. — La diminution, la perte, la perversion des sensibilités4 (toucher, douleur, température, sensibilité musculaire et articulaire) sont des phénomènes qu’on n’observe qu’à une période assez avancée de la maladie; l’anesthésie et l’analgésie sont souvent disséminées sous forme de plaques; elles sont parfois complètes (pied, jambe, face), et souvent il y a retard de plusieurs secondes dans la perception des sensations. A quoi sont dus ces phénomènes?

1. Pitres et Vaillard. Névrites tait, périph. (Rev. de méd., juill. 1SS0).

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