‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 10 sur 492 · Vulpian. Archives de physiologie, 1868, p · texte numérisé non relu

Vulpian. Archives de physiologie, 1868, p

2. Note sur In sclérose des cord. postér. dans l'at. locom., in Arch. de physiol., 1872, p. 563. — Note sur un cas de sclérose primit. du faisceau médian des cord. postér. (Arch. de physiol. ,1873, p. 74).

divise en deux faisceaux secondaires, l’un médian, l'autre externe, dont le volume réciproque est variable suivant les régions de la moelle.

Le faisceau médian, mince à la région lombaire, plu: large à la région dorsale, effilé à la région cervicale (cordon de Goll), va se terminer dans les pyramides postérieures. Ce faisceau médian existe donc dans toute la hauteur de la moelle; il est composé de fibres longitudinales qui naissent de la substance grise à différentes hauteurs et qui sont sans doute en rapport avec les cellules des colonnes vésiculaires de Clarke; plus ces fibres longitudinales doivent parcourir un long trajet, et plus elles sont superficielles; certaines d’entre elles sont assez longues pour relier le renflement lombaire aux pyramides postérieures.

En dehors de ce faisceau médian existe un autre faisceau, ruban interne (Pierret), bandelette externe ( Charcot), faisceau radiculaire, qu’on retrouve aussi dans toute la hauteur de la moelle et qui est formé, d’une part, de fibres arciformes superposées, fibres commissurales établissant des relations intimes entre différents points de la substance grise postérieure (Todd, Vulpian), et d’autre part de fibres à direction transversale et oblique, qui proviennent des racines postérieures des nerfs (masses fibreuses internes de Kôlliker) et qui vont se jeter dans les cellules de la corne postérieure.

En résumé, les cordons postérieurs de la moelle sont formés des faisceaux médians et des bandelettes externes. Eh bien, dans le tabes dorsalis, l’altération envahit-elle le cordon postérieur tout entier, ou bien reste-t-elle cantonnée à l’un des deux faisceaux secondaires; et dans ce cas lequel est pris? est-ce le faisceau médian ou la bandelette externe? Quand on fait les autopsies à une période avancée de la maladie, on trouve la sclérosé généralisée à la totalité des faisceaux postérieurs; mais, quand l’examen anatomique est pratiqué à des périodes moins avancées, on peut saisir la lésion à

ses différents stades d’évolution (Pierret), et l’on voit qu’à côté de la lésion primordiale, caractéristique et constante,' il en est d’autres qui sont secondaires et inconstantes.

La lésion caractéristique et constante est celle des bandelettes externes *, et au nombre des lésions secondaires se trouve celle des faisceaux médians (cordon de Goll).

La sclérose isolée du faisceau médian (cordon de Goll) à la région cervicale s’observe souvent à titre de sclérose ascendante secondaire, lorsque la moelle est lésée dans sa région dorsale (mal de Pott, tumeurs), elle n’est accompagnée ni de douleurs fulgurantes, ni d’ataxie C’est une preuve que la sclérose isolée de ce faisceau médian ne tient pas sous sa dépendance les symptômes tabétiques; et, si on la trouve fréquemment dans les autopsies de tabes dorsalis, c’est simplement parce qu’elle est consécutive à la lésion dorso-lombaire du tabes (Pierret) comme elle est consécutive à une tumeur ou au mal de Pott. Ce n’est donc pas dans la sclérose des faisceaux médians qu’il faut rechercher la lésion de l’ataxie locomotrice ».

La lésion constante et caractéristique est localisée à l’autre partie des cordons postérieurs, aux bandelettes externes, et M. Pierret a réuni plusieurs observations où la maladie n’était encore qu’à son début, à la période des douleurs fulgurantes, et la lésion scléreuse des bandelettes externes existait déjà, étroite et isolée, sans altération des faisceaux médians de Goll. La lésion médullaire débute donc par les bandelettes externes, elle envahit ensuite les racines spinales postérieures, la substance grise postérieure, et détermine secondairement la sclérose ascendante des cordons médians de Goll.

t. C’est à cette région des bandelettes externes que correspondent les faisceaux radiculaires internes des racines postérieures (Kôlliker).

2. Celte sclérose des faisceaux médians peut être primitive ou secondaire, associée à d’autres lésions ou isolée, et l’on connaît mal les symptômes qui se rattachent à cette forme de sclérose fasciculée médiane.

D. Les lésions du grand sympathique sont encore mal connues; toutefois on a trouvé des lésions des ganglions1, ce qui n’a pas lieu de surprendre, l’origine médullaire du grand sympathique paraissant exister dans les colonnes vésiculaires postérieures de la moelle et de tractus intermedio-lateralis de Clarke (Pierret). On a constaté des névrites dans différents plexus.

E. Névrites périphériques. — Dans le cours du tabes, un certain nombre de nerfs périphériques sont atteints de névrite-; ce n’est pas constant, mais c’est très fréquent. Ces altérations siègent à la périphérie des nerfs et sont le plus souvent périphériques d’emblée. En effet, les ganglions spinaux correspondants sont sains jusqu’à une certaine distance. Les névrites périphériques peuvent être très accusées, alors même que le tabes est à son début, et inversement les nerfs périphériques peuvent être intacts dans des cas où les cordons postérieurs de la moelle sont depuis longtemps sclérosés. Dans quelques cas on n’a constaté les névrites périphériques que d’un seul côté, tandis que la lésion de la moelle est symétrique. Tout ceci prouve bien que la névrite périphérique tabétique parait évoluer pour son propre compte, parallèlement à la lésion de la moelle, mais sans lui être directement associée. Du reste, cette autonomie des névrites périphériques n’enlève rien à la loi de Waller, mais elle prouve que les lésions périphériques des nerfs peuvent évoluer indépendamment des lésions des centres trophiques.

Ces névrites périphériques peuvent atteindre les nerfs sensitifs, mixtes et viscéraux; elles sont très fréquentes sur les nerfs cutanés, on les a également observées sur les nerfs musculaires. Entre autres nerfs atteints de névrite périphérique, je citerai : les nerfs du releveur de la paupière supérieure (Déjerine), le récurrent et le

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