‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 17 sur 492 · Thèse de Paris · texte numérisé non relu

Thèse de Paris

obligé pour rétablir l’équilibre de changer souvent les 1 pieds de place. Aux troubles de la démarche et de la station s’ajoutent des mouvements choréiformes assez analogues aux mouvements « arrondis » de la chorée de Sydenham, et des tremblements intentionnels qui rappellent le tremblement de la sclérose en plaques.

Les troubles sensitifs, qui jouent un si grand rôle dans la maladie de Duchenne, sont nuis ou insignifiants dans la maladie de Friedreich : les douleurs fulgurantes sont exceptionnelles, l’anesthésie et l’analgésie sont fort rares et peu prononcés.

Le sens musculaire, dont l’abolition est la caractéristique de l’ataxie locomotrice, parait intact dans la maladie de Friedreich. On constate ici une instabilité surtout choréiforme.

Les réflexes tendineux sont abolis, les réflexes cutanés sont conservés.

Les troubles oculaires portent principalement sur la musculature de l’œil ; le nystagmus est fréquent, la paralysie des muscles avec ou sans diplopie est extrêmement rare, la fonction visuelle est indemne, tandis qu’elle est souvent atteinte dans le tabes.

Les troubles gcnito-urinaircs sont à peu près nuis.

Les troubles cérébraux sont peu accusés; l’intelligence reste intacte pendant toute la maladie.

La parole est un peu traînante et comme ataxique.

L 'atrophie musculaire s’observe parfois dans quelques muscles du tronc ou des membres.

Les déformations peuvent exister au tronc, sous forme de sclérose et sont habituelles aux pieds, dont la forme rappelle le pied-équin avec extension exagérée du gros

orteil. , , . ,

Dans quelques cas, le malade présente des altitudes

alhétoïdes bien intéressantes à connaître*.

Tels sont les symptômes de la maladie de Friedreich;

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