‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 170 sur 492 · Jaccoud. Leçons de clinique , ISSU, p · texte numérisé non relu

Jaccoud. Leçons de clinique , ISSU, p

texture ou dans la structure des éléments anatomiques, il n’y a de modification que dans la transformation des forces ; ce n’est pas l’état anatomique qui s’est transformé, c’est l’état dynamique. Eh bien, des comparaisons analogues sont applicables aux troubles du système nerveux.

La névralgie faciale dépend de causes générales et locales. Les causes générales sont la malaria, le rhumatisme, la goutte, l’anémie, la syphilis. Les causes locales agissent en un point quelconque du nerf : à sa périphérie (traumatisme, corps étrangers, carie dentaire, coryza1), sur son trajet (lésions des os et du périoste, tumeurs, anévrysme de la carotide interne), sur le ganglion de Gasser (cancer, exostose du rocher), sur l’origine bulbaire (ataxie locomotrice). Le froid, cause fréquente de névralgie faciale, atteint les expansions terminales du nerf ou provoque le gonflement du tronc nerveux et son étranglement dans le canal osseux du rocher. La névralgie est quelquefois le résultat d’une action réflexe (vers intestinaux).

Le diagnostic de la névralgie faciale est simple ; son diagnostic pathogénique est important, car c’est lui qui doit guider le traitement. La durée de la maladie, sa marche et sa gravité sont subordonnées à la cause qui lui a donné naissance; à côté de cas bénins qui cèdent facilement, aux moyens thérapeutiques, il en est d’autres qui sont tenaces et qui résistent à toutes les médications.

Le traitement est variable. La quinine, absolument indiquée quand la névralgie est d’origine palustre, donne aussi de bons résultats dans les autres cas. L’aconiline à la dose de 1/2 milligramme par jour, et successivement portée a la dose de 4 à 5 milligrammes, a été préconisée par Gubler*. Les injections sous-cutanées de morphine éloignent ou atténuent les accès et peuvent devenir un moyen curatif; on injecte tous les jours 2, 3, 4 centi-

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