‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 171 sur 492 · Gubler. Soc. de thér · texte numérisé non relu

Gubler. Soc. de thér

grammes de chlorhydrate de morphine, et chez certains malades la tolérance devient telle qu’on arrive à injecter des doses énormes. J’ai eu à plusieurs reprises, dans mon service, un malade atteint de névralgie faciale épileptiforme, que je ne pouvais soulager qu’à la condition d’injecter 60 et 80 centigrammes de chlorhydrate de morphine tous les jours.

Dans ces derniers temps, on a préconisé avec raison les pulvérisations de chlorure de méthyle (Dehove) 1 ; l’antipyrine, 2 à 4 grammes par jour. Le bromure de potassium et tous les bromures à dose élevée donnent de bons résultats. L’application de l’électricité doit être tentée ; on fait passer, pendant quelques minutes, un courant continu de dix à douze éléments, le pôle négatif étant placé à la sortie du tronc nerveux et le pôle positif à la périphérie du nerf (Onimus). La résection du nerf, quand la branche douloureuse est accessible, a plusieurs fois été tentée dans le segment central du nerf. Il ne faut jamais oublier que la syphilis peut, par différents mécanismes, produire la névralgie faciale, auquel cas le traitement doit être aussitôt institué.

g 3. NÉVRALGIES CERVICO-OCCIPITALE ET CERVICO-BRACHIALE.

Description. -- La névralgie cervico-occipitale a pour siège les branches postérieures des quatre premiers nerfs cervicaux (plexus cervical) et principalement le nerf sousoccipital, qui naît de la deuxième paire cervicale. Le caractère des douleurs est analogue A celui de la névralgie faciale; douleurs continues et douleurs par accès. Ces douleurs occupent la région occipitale et cervicale postérieure: il y a quelques points douloureux; le plus frequent

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