‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 173 sur 492 · NÉVRALGIE DU NERF PHRÉNIQUE · texte numérisé non relu

NÉVRALGIE DU NERF PHRÉNIQUE

Bien que le nerf phrénique soit plus moteur que sensitif, il n’est pas moins vrai que ses filets sensitifs acquièrent à l’état pathologique une exquise sensibilité. Le

phrénique naît des troisième, quatrième et cinquième paires cervicales, il est une des branches les plus importantes du plexus cervical; il contourne la face externe et antérieure du muscle scalène antérieur, il pénètre dans le thorax et se distribue au diaphragme. Le nerf phrénique gauche passe entre la plèvre et le péricarde, ce qui explique comment la péricardite peut retentir sur lui.

Description. — Les causes de la névralgie phrénique sont celles de toutes les névralgies (froid, rhumatisme)1 2, auxquelles il faut ajouter les causes spéciales à ce nerf. Les plus fréquentes de ces dernières sont la pleurésie diaphragmatique, les lésions des organes voisins du diaphragme (foie, rate), la péricardite, les lésions de l’aorte, qui agissent par l’intermédiaire du péricarde (Peter).

Les douleurs de cette névralgie siègent à la base du thorax *, au niveau des insertions diaphragmatiques, et par la pression on détermine des points douloureux sur les dernières côtes, aux insertions du diaphragme, et sur la partie latérale du cou au devant du scalène antérieur. Les douleurs phréniques irradient souvent aux branches du plexus cervical, aux branches du plexus brachial, au nerf circonflexe, ce qui explique la douleur de l’épaule, les fourmillements et l’engourdissement de la main.

La douleur diaphragmatique rend l’acte respiratoire pénible et difficile, elle est exagérée par tous les mouvements du diaphragme, toux, bâillements, sanglots, éternuements. La névralgie du nerf phrénique s’associe à certaines formes d'angine de poitrine, elle résume en partie le tableau symptomatique de la pleurésie diaphragmatique.

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