‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 220 sur 492 · Sallard. Les amygdalites aigues. Tli. de Taris · texte numérisé non relu

Sallard. Les amygdalites aigues. Tli. de Taris

cours d’une amygdalite aiguë qui s'était annoncée avec des symptômes d’une franche bénignité1.

De l’ensemble de. ces faits il résulte que bon nombre d’amygdalites sont ordinairement des maladies infectieuses. Nous allons voir ce que nous apprennent à ce sujet les recherches bactériologiques; pour le moment, ce qui importe, c’est de savoir qu’il y a, cliniquement, des angines amygdaliennes, qui sont variables comme intensité et comme allures; les unes se comportent comme une simple phlegmasie locale, et semblent résumer en elles toute la maladie; les autres sont accompagnées de manifestations multiples comme les maladies infectieuses.

Bactériologie. — Que nous ont appris les recherches bactériologiques relativement à la pathogénie des amygdalites et des angines? Elles nous ont appris que dans toute angine, simple, catarrhale, phlegmoneuse, dans les exsudais pultaccs, dans les petites masses caséeuses contenues dans les cryptes des amygdales, on trouve un grand nombre de microbes, qu’on peut également rencontrer dans la bouche de sujets sains.

Microcoques, diplocoques, streptocoques, staphylocoques, pneumocoques, pneumo-bacille , coli-bacille, bacille pseudo-diphthérique, sans compter tous les saprophytes de la cavité buccale, tels sont les microbes qu’on peut trouver dans les différentes variétés d’angines que nous venons d’étudier. Toutefois le rôle principal, prépondérant, est dû au streptocoque dans les proportions suivantes :

Sur 22 angines et amygdalites observées par M. N eillon 2 les microbes pathogènes étaient répartis de la façon suivante ; Le streptocoque existait 22 fois, le pneumocoque lui était associé 16 fois, et le staphylocoque lui

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