Lasègue. Traité des angines, p
bouillie), qu’on retrouve également dans les angines de la fièvre typhoïde, sont formés par 1 accumulation de cellules épithéliales dégénérées.
L’énanthème de la rougeole est caractérisé par un pointillé rouge et par des taches saillantes qui occupent la voûte palatine et plus tard le plancher du pharynx et les piliers palatins postérieurs (Lasègue). Cet énan thème bucco-pliaryngé est précédé ou accompagné des catarrhes oculaire, nasal, et laryngo-bronchique qui annoncent l’invasion de la rougeole.
L’angine érysipélateuse, ou érysipèle du pharynx, est consécutive à l’érysipèle de la face, ou débute d’emblée par le pharynx (ulcérations, lésions du pharynx). L’érysipèle pharyngé est annoncé par un frisson autrement violent que celui de l’angine catarrhale; la dysphagie est très vive, et, sur la muqueuse, dont la coloration est vineuse, on découvre parfois des phlyclènes (Cornil ') : les ganglions sous-maxillaires sont très engorgés.
L’angine qui accompagne parfois l’ urticaire (urticaire du pharynx) est facile à reconnaîlre à cause des autres manifestations de l’urticaire au visage et sur le corps
La syphilis pharyngée ne doit pas être confondue avec les angines non syphilitiques. Je ne parle pas des cas dans lesquels on trouve à la gorge des plaques muqueuses plus ou moins abondantes, en pareille circonstance le diagnostic s’impose, mais je fais allusion à ces angines érythémateuses syphilitiques, caractérisées par un érythème diffus ou circonscrit du ,voile du palais, des piliers, des amygdales, du pharynx, érythème qui a souvent une nuance d’un rouge vermillon et qui coïncide assez fréquemment avec l’érythème syphilitique du larynx.
Dans l’un des chapitres suivants j’étudierai en détail la tuberculose (le l’amygdale. Pour le moment, je me contente de signaler une forme de tuberculose aiguë amygdalienne qui prend les allures et les apparences de l’amyg-