Trousseau. Clin, méd., t. 1. o
fanls; l’abcès est quelquefois chez eux le résultat dune adénite post-pharyngienne (Vcrneuil). Habituellement, ces abcès ont au début les allures d’une simple angine pharvngée, puis l’intensité de la fièvre et de la douleur révèle la formation purulente. A ce moment, les symptômes locaux sont très variables, suivant que 1 abcès occupe la région supérieure ou la région intérieure du
pharynx*. . .
Dans le premier cas (abcès rétro-pharyngien supencur), la déglutition est pénible, douloureuse, et la paroi postérieure du pharynx forme une saillie que le doigt peut atteindre, ce qui permet de constater une certaine mollesse et même de la fluctuation. ...
Dans le second cas (abcès rétro-pharyngien inférieu i et phlegmon péri- pharyngien), il est très dit ti elle d apercevoir la tumeur, parce que le malade se prête dilficilcment à cette manœuvre. La compression du larynx par l’abcès détermine des troubles respiratoires qui, souvent, ont fait croire, bien à tort, au croup, au faux-croup, à l’œdème de la glotte, à un corps étranger du larynx. Pour éviter l’erreur, il faut tenir compte du début et de l’évolution de la maladie, de la raideur du cou, de 1 intensité et de la précocité de la dysphagie. La fièvre est extrêmement élevée, le délire est fréquent et le malade succombe dans le coma, dans le collapsus, dans une syncope.
A l’autopsie on trouve une infiltration purulente généralisée à toutes les parois du pharynx. L’infiltration purulente peut gagner le médiastin, fuser le long de l'oesophage*, le long de la colonne vertébrale et disséquer les muscles du cou.
1. Gautier. Thèse de Paris, 1867. — Gilelle. Arch. de méd., 1889, p. 595.