Gazette hebdomadaire , 24 août
2. Barlli. Tuberculose du pharynx. Th. de Paris, 1880, n’ 82.
bouche et du pharynx est un peu différente, suivant qu’elle est ou non consécutive à la phthisie laryngée. Quand elle est primitive, les ulcérations sont généralement plus discrètes, analogues à celles de la langue, elles se développent sur les amygdales, sur les piliers, sur le pharynx. Quand elle est consécutive à la tuberculose du larynx, on dirait que le travail morbide se fait par propagation du larynx vers la gorge, et les lésions tuberculeuses envahissent l’épiglotte, la base delà langue, et finissent enfin par se généraliser. La durée de la lorme chronique est de sept à neuf mois, à moins qu elle ne soit entrecoupée par des poussées aiguës qui hâtent sa marche. Ses symptômes sont parlois dénaturés ou masqués par ceux de la phthisie laryngée concomitante.
A l’examen histologique, les lésions tuberculeuses de la gorge ont de grandes analogies avec celles de la bouche, mais on y trouve en plus des lésions du tissu adénoïde, qui est si abondant dans cette région. Les follicules adénoïdes du pharynx, des amygdales, de la langue, participent aux lésions tuberculeuses et deviennent un centie d’inflammation et d’ulcération.
Les différentes lésions tuberculeuses que je viens de décrire présentent en quantité plus ou moins considérable les bacilles de la tuberculose. On trouve ces bacilles à l’intérieur des petits vaisseaux, dans les cellules géantes, dans le tissu des granulations, à côté ou au milieu des follicules tuberculeux1. Pendant la vie, il est souvent facile d’obtenir les bacilles en recueillant le produit de sécrétion des ulcérations tuberculeuses, ou en les grattant très légèrement à leur surface.
La tuberculose de la gorge est habituellement associée à d’autres ulcérations du tube digestif, et, chose singulière, ce ne sont pas les ulcérations tuberculeuses de la bouche et de la langue qui accompagnent le plus habituellement celles de la gorge, car sur 46 observations