Jaccoud, l'athol. interne, t. II, p
MALADIES DE L’ESTOMAC
menl des dyspepsies. Dans beaucoup de cas (dyspepsie simple, dyspepsie des goutteux), les alcalins, l’eau de chaux, la craie préparée (qui est du bicarbonate de chaux précipité du chlorure de calcium par le carbonate de soude), les eaux de Vichy, de Pougues, de Carlsbad, sont spécialement indiqués. Ce traitement sera complété par des purgations fréquentes mais peu énergiques au cas de catarrhe gastro-intestinal (eaux de Birmenstorff, de Pullna). Contre la dyspepsie flatulente, souvent accompagnée d’éructations acides, le charbon de Belloc est indiqué; les préparations alcalines rendent aussi des services, à la condition de les remplacer après quelques jours par les amers, le quassia amara, le columbo, la teinture amère de Baumé; on associera à ce traitement les eaux de Plombières, de Hombourg. Si la dyspepsie se lie à. la chloro-anémie, on conseillera de préférence des eaux ferrugineuses, les eaux de Spa de Forges. ’
Il est des dyspepsies qui sont peu améliorées par les alcalins et qui doivent être traitées par les acides; on donne au malade une, deux ou plusieurs gouttes d’acide chlorhydrique dilué dans un peu d’eau, après chaque repas (Trousseau). Cette médication a été reprise par M. Bouchard, qui, pour diminuer les fermentations stomacales,fait boire, pendant les repas ou après les repas, trois ou quatre cents grammes de la solution suivante :
Acide chlorhydrique pur 2 granimcs.
Les dyspepsies qui sont accompagnées de boulimie, de sensation de vide à l’estomac, de diarrhée survenant presque aussitôt après l’ingestion des aliments, sont heureusement modifiées par de petites doses d’opium • il
|uV't de donner une ou Jeux gouttes de laudanum de 5>ytlermam avant chaque repas.
Les lavages de l'estomac sont parfois d’une remarquable
uicunrov, PATHOL. T. II. 1 ®
efficacité, surtout quand la dyspepsie est sous l’influence d’un catarrhe stomacal avec ou sans dilatation de l’organe.