Parrot. L'alhrepsic, p
recouvert d’une épaisse couche de mucus et parsemé de lâches noirâtres de sang modifié par le suc gastrique. Au-dessous du mucus, sont des érosions, des ulcérations circulaires, les unes à peine visibles à l’œil nu, les aulres ayant plus d’un millimètre de diamètre. Elles ont comme siège de prédilection la grande courbure et la région pylorique. Sur des coupes de la muqueuse on voit, à l’examen histologique, que l’ulcération attaque la muqueuse tout entière (Parrot) ; elle détruit tantôt la partie superficielle des glandes, tantôt la couche glandulaire; la congestion des veines est considérable.
b. On observe encore des érosions hémorrhagiques de l’estomac, à la suite des stases veineuses de cet organe (troubles circulatoires de la veine porte, maladies du foie et du cœur). Ces érosions sont généralement petites, plus ou moins arrondies, à bords plats; elles dessinent parfois des lignes ou des cercles plus ou moins capricieux, en rapport avec le trajet des veines qui rampent sous la muqueuse1. On en trouve en moyenne une demi-douzaine par centimètre carré, et les plus grandes ne dépassent pas 2 millimètres de diamètre. La nature de la lésion parait être à la fois inflammatoire et nécrobiotique; la stase sanguine et l’inflammation se succèdent ou se combinent pour amener la mort du tissu.
c. La tuberculose, affection essentiellement destructive, ne ménage pas toujours l’estomac. Les ulcérations tuberculeuses de l’estomac2, infiniment plus rares que celles de l’intestin, occupent de préférence la grande courbure; elles sont irrégulières, creusées en entonnoir, et variables comme étendue. Certaines peuvent acquérir 5 et -4 centimètres de diamètre3; leurs bords indurés sont souvent entourés de granulations4 qui contribuent à l'extension de l’ulcère.
t. Balzer. Revue mensuelle, 1877, p. 514.
2. Spillinann. Tubercul. du lub . digest. Paris, 1878, p. 1Ü0.
3. I.iLlen. Ulcus ventriculi tuberculornm. (Vircliow’s Arclllv, 1876).