‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 379 sur 492 · Journal de l'anat. et de la pliysiol · texte numérisé non relu

Journal de l'anat. et de la pliysiol

cellules hépatiques ». La cellule hépatique, sans paroi propre, serait une simple modification de l’épithélium des canalicules biliaires et circonscrirait ces canalicules à la façon des cellules sécrétantes (Farabeuf). Dans tous les cas, ces canalicules biliaires intra-lobulaires ne sont pour rien dans la sécrétion biliaire, ils reçoivent la bile sécrétée ’ par la cellule hépatique.

d. Le tissu conjonctif du lobule hépatique émane de la capsule de Glisson. A la surface du foie, cette enveloppe est loimée de deux couches : 1 une superficielle, séreuse, recouverte par les cellules endothéliales du péritoine; l’autre profonde, plus épaisse, formée de tissu fibreux. De cette capsule émanent des laisceaux du tissu conjonctif qui acccompagnent les vaisseaux interlobulaires et contribuent à combler les fissures et les espaces ( espaces portes) laissés entre les lobules et les groupes de lobules. Le tissu conjonctif périlobulaire envoie à son tour un réseau intra-lobulaire qui s’accole à la paroi des capillaires, ou qui s’étend entre les capillaires sous forme de tissu réticulé. Ce tissu, uni aux capillaires sanguins, forme la trame qui soutient les cellules hépatiques.

Les vaisseaux lymphatiques périlobulaires forment des réseaux qui accompagnent les veines portes. Ces vaisseaux lymphatiques sont probablement formés par des capillaires lymphatiques nés à l’intérieur du lobule (.Mac Gillavry).

L’artère hépatique, vaisseau de nutrition, alimente les lobules, les parois des veines et des canaux biliaires.

Le lobule hépatique tel que je viens de le décrire forme y unité anatomique, mais cette unité anatomique ne répond nullement à l’ordination des lésions pathologiques.

Si l’on veut s’orienter dans un grand nombre de lésions du foie, il faut revenir à la conception d’Eberth, qui considérait cet organe comme une glande en tubes, conception démontrée acceptable par l'anatomie comparée et par l’embryologie. Le lobule hépatique constitue donc dans l'espèce humaine l’unité anatomique, mais l’unité patho-

logique, c’est le lobule biliaire (Sabourin)1. Le lobule biliaire, qui consiste à considérer le foie comme une glande biliaire tubulée, ce lobule biliaire «a pour domaine glandulaire tout le parenchyme groupé autour d’un espace porte, domaine qui s’étend excentriquement jusqu’au premier système de veines sus-hépatiques. Mais ce domaine n’est pas homogène, puisqu’il est formé aux dépens de plusieurs lobules hépatiques. Chaque lobule hépatique est donc formé de segments distincts appartenant chacun à des lobules biliaires différents » (Sabourin).

Physiologie. — Le foie a des fonctions multiples, les unes bien connues, les autres encore à l’étude; nous allons les passer rapidement en revue.

1° Le foie fabrique la bile, mais il ne la fabrique pas, comme on le croyait il y a quelques années, au moyen des glandules biliaires contenues dans les canaux biliaires; les canaux biliaires, quel que soit leur volume, canaux extra-lobulaires et capillaires intra-lobulaires, ne sont que des conduits excréteurs : l’organe sécréteur de la bile, c’est la cellule hépatique ; la biligénie est une des (onctions les plus importantes de la cellule hépatique, qui, imprégnée du sang de la veine porte, extrait et élabore les matières premières des excréments biliaires. La bile fabriquée par la cellule est déversée dans les canalicules biliaires, qui la conduisent à leur tour dans les canaux excréteurs plus volumineux.

C’est surtout pendant les phases de jeûne, entre les repas, que le foie accomplit sa fonction biligénique, et c’est vers la lin des repas que se fait l’excrétion de la bile dans l’intestin. L’homme sécrète 1200 grammes de bile environ par 24 heures, mais une partie de cette bile est résorbée. La bile fraîche a une belle coloration jaune due à la bilirubine ; sous l’influence d’un premier degré d’oxydalion, la bile jaune devient verte, la bilirubine passe à

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