‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 380 sur 492 · La glande biliaire de l’homme, Paris · texte numérisé non relu

La glande biliaire de l’homme, Paris

la biliverdine. La bilirubine vient de l’hémoglobine du sang qui sous l’influence des acides biliaires se transforme en hémaline, s’hydrate et perd ses éléments ferrugineux. L’hémoglobine n’existe plus dans la bile normale. Examinée au speclroscope, la bilirubine, ou pigment biliaire atteint el dépasse vers la gauche la raie B de Fraiienhofer.

Les acides biliaires sont également formés par les cellules hépatiques; les acides cholique et choléique sont éliminés comme sels de soude.

La bile partage avec le suc pancréatique le pouvoir d’émulsion et d’absorption des graisses; aussi l’état graisseux des matières fécales accompagne les ictères par rétention biliaire.

Dans son trajet intestinal, la bile a été considérée comme jouant un rôle antiseptique (Charrin et Roger)1.

La bile est un liquide très toxique; il suffit d’injecter dans les veines d’un animal 5 à G grammes de bile par kilogramme d’animal, pour provoquer la mort avec symptômes convulsifs. La bile est surtout toxique par ses acides et par sa matière colorante.

2° Le foie fabrique de la matière glycogène, et c’est encore la cellule hépatique qui est chargée de celle importante fonction. Cette grande question de la glycogénie hépatique, due tout entière au génie de Cl. Bernard, sera traitée plus en détail au sujet du diabète; je me contente d’en esquisser ici les traits principaux :

Le foie possède la propriété de fabriquer de toutes pièces de la matière glycogène. Je dis de toutes pièces, parce que la formation de la matière glycogène se fait dans la cellule hépatique, quel que soit le genre de l’alimentation de l’individu, et en dehors de toute alimentation féculente et sucrée.

Le glycogène, ou amidon animal, n’est pas le simple résultat d’une transformation; il est le résultat d'une

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