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DIEULAFOY, PATIIOI.. T. II.
les espaces portes, au niveau des veines polies et au centre des lobules au niveau des veines sus-liépatiqucs. Ces deux systèmes eirrhotiques, l’un périphérique, l’autre central, évoluent en même temps et sont reliés entre eux par des anastomoses nombreuses. La cirrhose est donc bi-veineusel.
Au milieu du tissu conjonctif scléreux qui encombre les espaces portes, et qui, sur une préparation histologique, apparaît coloré en rouge par le picro-carmin, on voit des veines portes, des canalicules biliaires et des capillaires. Ce qui frappe surtout, ce sont les veines portes atteintes de phlébite et de périphlébite, tandis que les canalicules biliaires si prédominants dans la cirrhose hypertrophique, où ils sont atteints d’angiocholite, sont ici relégués au second plan et beaucoup moins apparents que les veines.
Le tissu scléreux entoure, en bloc, un certain nombre de lobules hépatiques, et forme ainsi des granulations volumineuses, d’où naissent des tractus secondaires qui forment des granulations plus petites. Ces granulations, même les plus petites, sont presque toujours constituées par un groupe de plusieurs lobules hépatiques, d’où le nom de sclérose mullilohulaire, et souvent entourées par un anneau de tissu scléreux : d’où le nom de sclérose annulaire *.
Sur bon nombre de préparations il est impossible de s’orienter, parce que la topographie normale du lobule hépatique est totalement modifiée. Les lobules hépatiques qui constituent les granulations de la cirrhose sont plus ou moins fondus ensemble; aussi les espaces et les fissures ne s'y voient plus comme à l'état normal « 1 orientation est rendue d’autant plus laborieuse que la veine centrale, ce point de repère par excellence dans les conditions physiologiques, est ici très difficile à retrouver »\ A l’intérieur des lobules, même désordre; les trabécules n’ont plus leur disposition rayonnée, les colonnctles ior-
t. Sabourin. Revue de médecine, 1882, p. 465.