‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 431 sur 492 · Iiamos et Cochez, liev. de méd., septembre · texte numérisé non relu

Iiamos et Cochez, liev. de méd., septembre

3. Charcot et Gombault. Contrib. à l'étude anal, des cirrhoses

(Arch. de phys., 1876).

Ces lésions du foie peuvent, comme les diverses maladies de cet organe, se compliquer à un moment donné des symptômes de Yidère grave ou ictère aggravé, qui entraînent plus ou moins rapidement la mort. Du reste, quelles que soient les lésions du foie, quelles que soient les causes de sa déchéance anatomique et physiologique, du moment qu’il n’est plus en état de lutter, il est envahi par les infections secondaires (microbes et toxines) et les symptômes complexes de l’insuffisance hépatique apparaissent.

Les complications multiples que je viens de passer en revue disent assez quelle est la gravité de l’oblitération persistante du canal cholédoque. Dans quelques cas, à la suite d’un traitement approprié (cure de Vichy ou de Carlsbad), on a obtenu la guérison, même après une oblitération datant de plusieurs mois. Néanmoins il serait imprudent d’attendre, et quand l’oblitération du canal cystique ou du canal cholédoque devient permanente, c'est à la chirurgie d'intervenir.

Les progrès réalisés dans cette voie, depuis quelques années, sont considérables. Tantôt on fait la cholécystotomie, opération qui consiste à pratiquer la taille de la vésicule biliaire, à extraire les calculs, et à créer une fistule biliaire externe dont on obtient plus tard la guérison. Tantôt on fait la cholécystectomie, opération qui consiste à pratiquer la résection de la vésicule biliaire. Tantôt, enfin, on fait Xacholécystentérostomie (surtout au cas d’oblitération du cholédoque), opération qui consiste à aboucher directement la vésicule biliaire dans l’intestin grêle, duodénum ou côlon. Bien des malades autrefois condamnés à périr ont bénéficié de cette admirable chirurgie qu’ont rendue possible les méthodes antiseptiques1.

1. Voyez les statistiques de M. Terrier et les thèses de MM. Cabo (Cho'écysteclomie, Paris, 1890) et Dclagénière ( Cholécyslentérostomie Paris, 1890).

WEÜLAFOV, PATHOL. T. It.

C. ACCIDENTS DU TROISIÈME GROUPE. — MIGRATION ET ARRÊT DES CALCULS DANS l’iNTESTIN .

Après avoir traversé les voies biliaires et l’orifice duodénal, les calculs arrivent à l 'intestin. Une fois arrivés à l’intestin, ils peuvent encore devenir l’origine d’accidents fort graves et provoquer l’ occlusion intestinale, la perferation intestinale, la typlilite ulcéreuse suivie de péritonite.

U obstruction de l’intestin par les calculs biliaires n’est pas extrêmement rare, puisque M. Dragon a pu en réunit 140 cas1 2. Il faut, pour expliquer cette obstruction, que le calcul ait un volume considérable; le volume d’une noix, d’un œuf; reste à expliquer la migration de ces calculs volumineux. De gros calculs peuvent, il est vrai, traverser des canaux biliaires, qui sont très dilatables, néanmoins la plupart des calculs volumineux qui sont passés dans l’intestin y sont arrivés à travers une fistule

biliaire intestinale (Murchison4).*

Ce qui fait supposer que ces calculs volumineux n ont pas traversé la voie naturelle des canaux biliaires, c est que généralement les sujets n’ont éprouvé aucun autre accident de lithiase, ni colique hépatique, ni ictère; les colélithes suivent donc une autre voie, la vésicule biliaire subit des adhérences avec une anse intestinale, une large fistule s’établit, et le calcul, grâce à celle fistule, passe de la vésicule dans l’intestin. Tantôt le calcul opéré sa migration à travers l’intestin, sans encombre, tantôt il provoque de graves accidents. En pareil cas, les symp mes de l’ occlusion intestinale sont brusques; mais, dans un tiers des cas, la guérison survient spontanément, et le calcul ou les calculs sont rendus dans les selles. Quand l’occlusion intestinale persiste, c’est habituellement dan

1. Dragon. De l'occlusion intestinale par calcul biliaire. Th. de

Paris, 1891. .

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