Rendu. Dict. des sciences mèdic., toc. ci t. , p
4 Malassez. Soc. anat., 1875.
groupées en îlots renfermant chacun plusieurs gommes. A la première période de leur évolution les gommes sont grisâtres et résistantes; plus tard leur centre devient opaque et se ramollit, puis le tissu fibreux envahit la petite tumeur, la gomme se rétracte, et celles qui se développent à la surface du foie, sous la capsule de Glisson, se terminent souvent par des cicatrices étoilées et froncées sur leurs bords1.
Quand on a fait la section d’une gomme, on observe trois zones distinctes2. La partie centrale, opaque et caséeuse, est souvent divisée en îlots. Autour de celte masse centrale est une coque fibreuse, composée de tissu conjonctif dont l’aspect varie suivant l’âge de la gomme. La zone la plus extérieure est formée de tissu scléreux qui s’infiltre entre les lobules hépatiques voisins.
A ces lésions ajoutons la dégénérescence amyloïde qui atteint le foie à titre de lésion secondaire, comme elle atteint les reins et la rate.
Description. — Les lésions syphilitiques tertiaires que je viens de décrire sont généralement assez tardives ; néanmoins elles peuvent apparaître dès la troisième et la quatrième année de l’infection syphilitique. Le début des accidents est habituellement fort obscur : il n’y a ni douleur vive, ni fièvre, ni symptômes bruyants; à peine peut on signaler quelques troubles digestifs. 11 arrive un moment où les symptômes s’accusent nettement: l’appétit est mauvais, les digestions se font mal, l'amaigrissement fait des progrès, il y a de la diarrhée, de l’œdème des pieds et des jambes, une perte absolue des forces. Le malade a une teinte subictérique, maison observe rarement l’ictère vrai. L’ascite et la circulation complémentaire de l’abdomen font souvent défaut, ou n’apparaissent qu’à une période avancée.
Dans quelques observations, la syphilis hépatique a été