‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 47 sur 492 · Archives de physiologie, mars · texte numérisé non relu

Archives de physiologie, mars

la paralysie siège sur le segment externe du noyau lenticulaire». Parfois mêmeiln’y apas symétrie des lésionsdans tel cas, par exemple, il y a un foyer de ramollissement dans la tête du noyau côté droit et un autre foyer dans la substance blanche du lobe moyen de l’hémisphère gauche1 2. Ces faits-là ne sont pas faciles à expliquer. Quoi qu’il en soit, la paralysie glosso-labio-laryngée d’origine cérébrale se distingue de la forme bulbaire par l’absence d’atrophie des muscles paralysés, et par la conservation des mouvements réflexes3.

Anatomie pathologique. — On avait supposé d’abord que la paralysie glosso-labio-Iaryngéc n’est pas accompagnée d’atrophie musculaire; on avait mal vu : la paralysie domine, c’est vrai, mais il y a aussi une atrophie des muscles, quelquefois appréciable à la vue et toujours au microscope. Cette atrophie, souvent très nette à la langue, est de même nature que celle qui a été décrite au sujet de Y atrophie musculaire progressive.

On constate l’atrophie de quelques-uns des nerfs bulbaires, mais la lésion initiale de la maladie siège dans les noyaux bulbaires de ces nerfs (Charcot)4, de même que la lésion initiale de l’atrophie musculaire progressive siège dans les cornes antérieures de la moelle. Les organes de phonation, de déglutition, de respiration, de circulation, progressivement envahis par la maladie, sont innervés par les nerfs grand hypoglosse, facial, trijumeau, spinal et pneumogastrique; c’est donc au niveau des noyaux originaires de ces nerfs qu’il faut rechercher la lésion initiale de la maladie, ce qui m’engage à rappeler en quelques mots l’anatomie du bulbe.

Au moment d’aborder le bulbe rachidien, la moelle

1. Laresche. Paralysie glosso-labiée d'origine cérébrale. Th. de Paris, 1890. — Lépine. Arcli. de méd. expérim., 1" mars 1891.

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