‹ Manuel de pathologie interne (volume 5)Chapitre 152 sur 293 · Laënnec, t. II, p. 191, 2* édition, 182g · texte numérisé non relu

Laënnec, t. II, p. 191, 2* édition, 182g

MALADIES DE LA PLÈVRE. 421

que cette pleurésie fût tributaire de la cirrhose, je crois plus volontiers que cette pleurésie était de nature tuberculeuse; peut-être même s’agissait-il d’une tuberculose pleurale, car, d’après la relation de l’autopsie, « la couche profonde de la plèvre contenait dans son épaisseur

une quantité innombrable de tubercules grisâtres »

L autre cas, également considéré comme une pleurésie hémorrhagique dépendant d’une cirrhose du foie, me parait devoir être mis sur le compte de lésions phlegmasiques pleurales indépendantes, car, si l’on veut bien se reporter aux détails de l’autopsie1, on conviendra qu’il est difficile de considérer comme atteint de cirrhose atrophique, un foie « de volume normal, qui offre une friabilité remarquable et dans lequel le doigt, en pénétrant, soulève des grumeaux presque pulvérulents ».

Je ne nie pas, bien entendu, la forme hémorrhagique de la pleurésie dans le cours de la cirrhose hépatique, j’en ai même observé deux cas, mais je pense que c’est chose rare, contrairement à la forme séro-fibrineuse qui, elle, est assez fréquente.

Je regarde également comme exceptionnelle la pleurésie hémorrhagique associée à la maladie de Bright, bien que le mal de iîright prédispose, d’une part aux épanchements, et d’autre part aux hémorrhagies s.

Dans les phlegmasies plcuro-puhnonaires de nature infectieuse (pleuro-pneumonie grippale, typhoïde) , le liquide pleural est rarement hémorrhagique, ce qui n’a du reste qu’une importance secondaire.

Dans les fièvres éruptives à forme hémorrhagique, on rencontre parfois un épanchement pleural hémorrhagique; mais il s’agit ici d’une hémorrhagie de la plèvre plutôt que d’un état phlegmasique proprement dit.

L’épanchement hémorrhagique de la plèvre peut encore provenir de l’ouverture d’un anévrysme de Y aorte ou de la

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