Thèse de 51. Moutard-Martin, p. lit
MALADIES DE LA PLÈVRE
centèses se sont succédé coup sur coup, au point qu'on a dû en pratiquer trente-cinq en cinq mois et retirer 20 litres de liquide hémorrhagique. Dans une observation de Desnos, on a pratiqué trente fois la thoracentèse en six mois chez une jeune femme de trente et un ans, atteinte d’un cancer pleural, et l’on a retiré 40 litres de liquide hémorrhagique. Cependant il y a des cas, et j’en ai observé, où le liquide hémorrhagique d’un cancer pleuro-pulmonaire peut être tari après quelques ponctions; et, d’autre part, j’ai vu des pleurésies hémorrhagiques tuberculeuses qui reproduisaient leur liquide avec une telle ténacité, que six, dix et quinze ponctions ont été nécessaires. Il ne faudrait donc pas se baser d’une manière absolue sur le tarissement du liquide hémorrhagique pour éloigner l’idée de cancer.
Le jeune âge du malade n’est pas un argument à invoquer contre l'hypothèse d’une pleurésie cancéreuse, car le cancer pleuro-pulmonaire a été trouvé chez des sujets qui n’avaient que vingt-huit ans, vingt-quatre ans, vingttrois ans1 2 3 4, vingt-deux ans*, dix ans5. Un de mes malades dont j’ai rapporté l’observation n’avait que vingt-deux ans.
QUATRIÈME GROUPE. — HÉMATOME PLEURAL.
Description. — Sous la dénomination à' hématome pleural, il faut comprendrelespleurésieshémorrhagiques.non tuberculeuses, non cancéreuses, et dont le processus anatomique est en quelques points comparable à la vaginalite chronique et à la pachyméningite; c’est une pachypleurite hémorrhagique*.
Dans quelques cas l’hématome pleural évoluerait d’après
1. Darolles. Cancer plcuro-pulm. Thèse de Paris, 1877, p. 43, 77, 80.
2. llayera et Graux. Cancer pleuro-pulmonaire. Société de biologie,