Morel-Lavallée. Th. de Paris
MALADIES DU PÉRICARDE
étendues à la paroi thoracique; ces signes sont: le retrait des espaces intercostaux pendant la systole cardiaque (Williams), la dépression systolique du creux épigastrique, le dédoublement des bruits du cœur.
Souvent la fibre musculaire cardiaque tombe en dégénérescence, elle devient moins résistante et, les fausses membranes aidant, il en résulte une dilatation des ventricules et une insuffisance consécutive des valvules 1 . La série des accidents cardiaques, les congestions et les œdèmes, l’asphyxie, l'asystolie et la mort subite, en sont la conséquence*.
§ 5. HYDROPÉRICARDE, HYDRO-PNEUMOPÉRICARDE.
L'hydropéricarde est Vliydropisie du péricarde; il n’est pas le résultat d’un processus inflammatoire, comme la péricardite : c’est un épisode survenant dans le cours d’autres maladies. L’hydropéricarde est dû, soit à des causes mécaniques qui gênent la circulation des vaisseaux cardiaques, soit à des causes dyscrasiques et aux états cachectiques qui modifient la composition du sang. Les signes de l'hydropéricarde et la plupart de ses symptômes, moins la fièvre, sont ceux de la péricardite avec épanchement.
L’ hydro-pneumopéricarde est la présence simultanée d( gaz et de liquide dans le péricarde. Ici, comme dans la pleurésie, on s’est demandé si un liquide purulent peut, par la décomposition de ses éléments, produire des gaz : le fait n’est plus admis. Les causes habituelles de l’hydropneumopéricarde sont le traumatisme, la communication du péricarde avec un abcès du foie (Graves), avec l’œsophage (Ghambers), avec une caverne pulmonaire
1. Ces accidents secondaires porter non seulement sur le ventricule droit et la vavulve tricuspide, mais encore sur le ventricule gauche et la valvule mitrale (Jaccoud).
2. Laveran. Pronostic de la symph. card. [Gai. lieOd., 1873.)
MALADIES DE L'APPAREIL CIRCULATOIRE
(Dowel). La présence de gaz dans le péricarde se traduit à la percussion par un son tympanique de la région précordiale: à l’aucultalion, les bruits du cœur prennent un timbre métallique ; et, si le liquide est en assez grande abondance, le cœur, en battant le liquide et le gaz, produit une sorle de gargouillement analogue au bruit d’une roue de moulin (Laënnec).