Lamlouiy cl Siredey. licvuc de mid., 1SS
MALADIES DU MYOCARDE,
cas la paroi du ventricule surtout au niveau de la pointe est souvent amincie.
Les symptômes de la dégénérescence graisseuse aigue du cœur se confondent avec ceux de la myocardite parenchymateuse. Quant à la dégénérescence graisseuse chronique, sa symptomatologie rappelle à peu près les symptômes de la sclérose du cœur, avec cette différence toutefois que les phénomènes d’excitation cardiaque du début font ici défaut. Ce qui frappe tout d’abord, c’est l'affaiblissement des battements du cœur, l’augmentation des dimensions de cet organe, indice de sa dilatation, et enfin les phénomènes de stase périphérique et viscérale. Aussi, au bout d’un certain temps, 1 ’asystolie en est-elle la conséquence, à moins qu’une rupture brusque du cœur n’entraîne la mort subite.
Dégénérescence graisseuse. — La dégénérescence graisseuse du cœur a plus d'un point commun avec la myocardite aiguë. M. Ranvier1 nie môme formellement cette dernière, qui serait uniquement caractérisée par une transformation graisseuse des muscles du cœur.
Les conditions qui donnent naissance à la dégénérescence graisseuse sont multiples : 1° Certains poisons (phosphore, arsenic, etc.) la créent de toutes pièces en quelques jours (dégénérescence aiguë); 2° L’alcoolisme, les lésions du cœur el des valvules qui entravent la circulation des artères coronaires nourricières du cœur, la goutte, la vieillesse, donnent naissance à la dégénérescence chronique.
Dans ce second groupe doivent également être placés les états cachectiques résultant d’une maladie chronique quelle qu’elle soit, les suppurations profondes, les anémies intenses el de longue durée résultant de pertes de sang répétées, les diarrhées chroniques, l’athrepsie.
Il importe toutefois de distinguer la dégénérescence graisseuse de la surcharge graisseuse du cœur. Celle-ci