Rendu. Clin, mcd., 1890, t. I, p
MALADIES DE L'APPAREIL CIRCULATOIRE
romasie généralisée, est toujours accompagnée d’une hypertrophie cardiaque.
Suivant que l’aortite chronique constitue à elle seule toute la maladie, ou suivant qu’elle est associée à une lésion de l’orifice aortique, à un. anévrysme aortique, à une néphrite, à une alhéromasie plus ou moins étendue, à des localisations artério-scléreuses, le tableau clinique présente un aspect différent.
En résumé, l’aortite chronique, par elle-même, peut rester longtemps silencieuse, elle se révèle surtout par des poussées d’aortite aiguë, et bon nombre de symptômes qui l’accompagnent, sont des symptômes cTcmprunl : hypertrophie cardiaque, insuffisance aortique, angine de poitrine, mal de Bright, etc.
L’anévrysme aortique et l’aortite chronique présentent bien des signes, bien des symptômes communs ; entre autres signes distinctifs, il en est un qui a quelque valeur, c’est que l’aortite chronique, ne formant pas tumeur, comme l’anévrysme, ne détermine pas, comme lui, de symptômes de compression.
Les émissions sanguines, sangsues et ventouses scarifiées, les révulsifs, vésicatoires et pointes de feu, cautère suppuré, les injections sous-cutanées de morphine, l’antipyrine, forment l’ensemble du traitement. L’iodure de potassium doit être administré à doses élevées et continues dans l’aortite aiguë et chronique.
A l’iodure de potassium on associe les frictions mercurielles si l’on suppose que l’aortite est d’origine syphilitique.