‹ Manuel de pathologie interne (volume 5)Chapitre 288 sur 293 · OUI · texte numérisé non relu

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nient que l'exagération des symptômes qu’avait fait nail re préalablement la compression d’un tronc veineux, œdème, cyanose, circulation collatérale, tendance au coma. A l’auscultation on peut percevoir un bruit de souffle continu avec redoublement au moment de la systole cardiaque.

Reste à faire enfin le diagnostic entre l’anévrysme de l’aorte et l’anévrysme du tronc brachio-céphalique. Dans ce dernier cas les signes distinctifs sont les suivants : saillie de la clavicule droite; voussure et matité de la région claviculaire droite; battements et souffles localisés à cette région; compression veineuse droite, stase jugulaire à droite, douleurs cervicales et trachéales plus intenses du côté droit.

Traitement. — Le traitement de l’anévrysme de l’aorte est général et local. On recommande avec raison l’usage de l’iodure de potassium à haute dose et longtemps continué. Les frictions mercurielles et l’iodure de potassium doivent être largement administrés si l’on soupçonne que l’anévrysme a une origine syphilitique 1 ; on arrive parfois à calmer les symptômes douloureux et dyspnéiques, mais on n’obtient pas la guérison. Le traitement local de la poche anévrysmale par l’électro-puncture* a donné de bons résultats; ce moyen, encore à l’étude, me parait jouir d’une véritable efficacité3

1. Verdié. Anévrysme d'origine syphilitique. Th. de Paris, 1884.

2. Dujardin-Beaumetz et Proust. Trait, des anévr. aort. par l'électro-puncture (Assoc. franç. pour l'av. des sciences. Paris, 1878).

3. Cbalmeil. Traitement des anévrysmes de l’aorte thoracique [Revue de médecine, août 1887).

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