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De l’apoplexie pulmonaire, thèse de Paris, 18 U

2. On se demande si les caillots des artérioles pulmonaires qui avoisinent l'infarctus sont primitifs ou consécutifs à l’infarctus: les partisans de la théorie de l'hémorrhagie par embolie admettent que ces caillots sont postérieurs à l'embolie et antérieurs à l’infarctus.

MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE

duit dans un vase lorsqu’on saigne un animal » (Trousseau)1 *. Le crachement de sang dure un lernps variable, un quart d’heure, une demi-heure; il cesse et réparait quelques heures plus lard, le lendemain ou les jours suivants. Les derniers crachais rendus n’ont plus cet aspect spumeux et rutilant, ils sont noirs et visqueux; c'est le reliquat de l’hémorrhagie qui a séjourné plus longtemps dans les bronches.

L’hémoptysie est tantôt subite, et le sujet est aussi surpris qu’effrayé de son crachement de sang, tantôt elle est précédée d’oppression, de sensation de chaleur à la poitrine et à la gorge, parfois elle est devancée et annoncée par une épistaxis3. Quand elle est supplémentaire du flux menstruel, elle est périodique comme l’hémorrhagie qu’elle remplace.

Les signes physiques de la bronchorrhagie sont nuis ou sans valeur; je parle, bien entendu, des signes directement liés à l’hémorrhagie, et non pas des signes dus aux lésions qui ont créé la bronchorrhagie.

Quand l’hémorrhagie est pulmonaire, et je fais surtout allusion à l’hémoptysie des cardiaques, le tableau clinique est bien différent : le sang infiltré dans le parenchyme pulmonaire n’a pas la même tendance à jaillir des voies respiratoires ; l’hémoptysie n'est pas comme précédemment le symptôme dominant3, elle fait souvent défaut, et ses caractères la différencient de l'hémoptysie tuberculeuse bronchique. En effet, les crachats de la pneumorrhagic ne sont ni vermeils, ni aérés, ils sont noirâtres, visqueux et plus ou moins mélangés à des mucosités bronchiques; la quantité de sang rendue est

I Clin, medicale de F Hôtel-Dieu, t. I, p. 613. De l'hémoptysie.

2. Il n'est pas rare que l'épistaxis survienne quelques minutes, un quart d’heure avant l’hémoptysie; ce fait n’a rien de surprenant, car la muqueuse du nez comme celle des bronches fait partie des voies respiratoires, et doit être soumise aux mêmes lois pathologiques, aux mêmes poussées congestives.

3. L'hémoptysie foudroyante de sang noir peut provenir de l’ouverture d’une branche de l'artêre pulmonaire.

beaucoup moins abondante que dans la bronchorrhagie; l’hémoptysie peut durer 10, 20 jours, et cette persistance était considérée par Grisolle comme un des meilleurs signes de diagnostic. Toutefois ces signes différentiels ne sont pas absolus, car le sang de la bronchorrhagie, s’il a longtemps séjourné dans les bronches, peut être rejeté sous forme de crachats analogues à ceux de la pneumorrhagie.

Quand l’hémorrhagie broncho-pulmonaire est abondante ou persistante, le malade présente les symptômes habituels des grandes hémorrhagies : pâleur du visage, petitesse du pouls, tendance aux syncopes, dyspnée, dont l’intensité est en rapport avec l’étendue de la lésion. Si les noyaux de pneumorrhagie sont volumineux ou superficiels, la percussion décèle à leur niveau une obscurité du son, et l'auscultaLion fait entendre du souille et de la bronchophonie. La broncho-pneumonie consécutive à l’hémorrhagie pulmonaire est assez rare ; la gangrène et la perforation de la plèvre sont des complications presque toujours mortelles.

Diagnostic. — Le diagnostic des hémorrhagies broncho-pulmonaires n'a qu’un signe certain, c'est l'hémoplysie. Élant donnée une hémoptysie, il faut commencer par la différencier des autres hémorrhagies (épistaxis, stomatorrhagie, hématémèse), qui pourraient jusqu’à un certain point la simuler. 11 faut ensuite remonter à la cause de cette hémoptysie ; et pour cela on interroge avec soin les caractères du crachement de sang, les symptômes qui l’ont accompagné, les circonstances au milieu desquelles il est survenu, on se livre à un examen minutieux du larynx, de l’aorte, des poumons et du cœur.

Il y a des cancers du larynx 1 qui provoquent parfois des hémoptysies abondantes; il y a des anévrysmes de l'aorte qui s’ouvrent dans la trachée, dans les bronches, et qui donnent naissance tantôt à une hémoptysie foudroyante, tan-

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