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Cornil et Ranvier, loco citato, t. II, p

2. Cette théorie est due à Mendelssolin ; au moment des saccades expiratoires l’air est refoulé vers le sommet et vers le bord antérieur des poumons, moins maintenus que les autres parties du poumon par la paroi thoracique; et si au même instant là glotte est fermée, comme on l’observe dans l’expiration avec effort, il en résulte que les parties en question sont violemment distendues par l’air expiré; et ces distensions répétées provoquent l’emphysème.

3. G. Sée. Art. Asthme, Nouv. Dicl. de méd. et de ckir., t. 111.

MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE

ces lésions semblent en être sinon la cause unique, du moins la cause principale.

Il est donc difficile de savoir exactement quelle part revient à l’acte mécanique et à l’acte trophique dans la détermination de l'emphysème. Dans hon nombre de cas, ce double processus parait exister; peut-être même est-il favorisé par une tendance spéciale du tissu pulmonaire (hérédité).

La rupture des vésicules emphysémateuses constitue de graves complications; si la perforation atteint la cavité pleurale, un pneumothorax en est la conséquence; si la rupture se fait sous le feuillet viscéral de la plèvre ou dans le tissu interstitiel du poumon (emphysème interlobulaire), l’air chemine à travers le tissu conjonctif, il gagne le médiastin et il envahit le tissu cellulaire souscutané du cou, du thorax et des autres régions.

Symptômes. — La configuration du thorax chez les emphysémateux offre un aspect particulier : la poitrine est globuleuse et bombée dans les régions claviculaires, et quand l’emphysème est très étendu, les espaces intercostaux paraissent dilatés et la poitrine est élargie à sa base. Dans les régions envahies par l’emphysème, la percussion fait entendre un son plus clair, plus éclatant qu’à l’état sain. Cette sonorité peut même empiéter sur des régions habituellement mates, ainsi la matité du cœur est remplacée par une sonorité exagérée. A l’auscultation on constate dans les régions emphysémateuses une diminution notable du murmure vésiculaire, la respiration prend un timbre rude, l’inspiration est humée et l’expiration est prolongée. L’oblitération de vaisseaux dans les parties emphysémateuses provoque une stase sanguine qui peut s’étendre jusqu’au ventricule droit; la dilatation du ventricule et l'insuffisance tricuspide en sont quelquefois la conséquence, et des troubles de circulation cardio-pulmonaire viennent augmenter la gêne de la respiration. L’emphysémateux a bien des raisons pour mal respirer; la raréfaction du tissu pulmonaire, l'abais-

MALADIES Dll POUMON.

sèment du diaphragme par ampliation exagérée des poumons, l’insuffisance de l'expiration, et la diminution du champ de l’hématose ', diminuent la capacité respiratoire de 50 pour 100 et môme au delà, fait démontré par la spiroméhic.

Outre la dyspnée continue qui est le fait de l'emphysème, il faut noter encore des accès de suffocation , qui surviennent fréquemment chez les emphysémateux et qui sont dus aux différentes maladies, asthme, conges tion pulmonaire, lésions mitrales, qui sont si souvent as sociées à l’emphysème (Woillez)1 2. Ces différents types de dyspnée existent aussi lorsque l’emphysème est associé à la tuberculose3.

Le diagnostic de l’emphysème est facile, mais il ne faut pas oublier que les lésions emphysémateuses, au lieu de constituer toute la maladie, ne sont souvent qu’un épisode dans le cours d’une autre maladie (asthme, tuberculose, bronchite chronique) dont il faut aussi faire le diagnostic.

Traitement. — Les indications thérapeutiques s’adressent surtout aux maladies qui ont provoqué l’emphysème; quant aux lésions emphysémateuses elles-mêmes, on a peu de prise sur elles ; les inhalations d’oxygène, les bains d’air comprimé sont cependant généralement conseillés.

g 11. DELA TUBERCULOSE EN GÉNÉRAL. — BACILLE.

TOXINES. — TUBERCULOSES LOCALES.

Nature de la tuberculose. — Par ses immortels travaux sur la phthisie pulmonaire, Laënnec avait légué au monde médical une étude si approfondie de cette maladie, il avait frappé si juste en décrivant ses lésions, ses formes, et en proclamant leur unité; il avait si merveilleusement inventé et décrit les signes qui nous sont ré-

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