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au'il doit combattre et de létal de ses troupes, pourra donner des ordres mal appropriés, lesquels seront néanmoins parfaitement exécutés par ses soldats L atax.que exécute des mouvements qui prouvent la coordination des efforts musculaires, mais ses mouvements sont mal appropriés au but, parce que l'ataxique ne conna.t pas I attitude de départ, il ignore quand il atteint l'attitude d arrivée et il n'est pas renseigné sur la série des attitudes de passage. ïe nStpas le senf musculaire, c'est le sens des altitudes oui se trouve atteint1. .,
La diversité de ces théories prouve que la pathogeme de l'ataxie est encore livrée à des hypothèses. En reprenant la «uestion non plus au point de vue pathologique, mais au pouit de vue physiologique, on voit que l'explication donnée nar Duchenne sur la coordination des mouvements est vraie. Un mouvement, quel qu'il soit, même le plus simple, ne peut s'exécuter que par la coopération de plusieurs musrlés- il exige la contraction des muscles qui doivent produire ce mouvement, et la contraction des muscles antagonistes qui sont destinés à limiter ce mouvement. Les muscles fléchisseurs ont les extenseurs pour antagonistes, de même nue les muscles adducteurs ont les abducteurs, et ainsi de suite La régularité d'un mouvement suppose donc 1 harmonie de contraction des muscles qui produisent le mouvement et l'harmonie de contraction des muscles antagonistes destinées à limiter ce mouvement. Que l'un de ces îàcteurs vienne à manquer, et le mouvement n'est plus coor-
d0ï^qupfeef Sx facteurs ou l'un d'eux sont-ils compronï dans la sclérose spinale postérieure? C'est le problème qu'ont essayé de résoudre les précédentes theor.es
Paralysie et atrophie. - J'ai dit qu'aux diverses périodes de l'ataxie musculaire on voit parfois survenir des paralysies, tantôt fugaces, tantôt persistantes. Suivant les cas fort disparates, fes paralysies peuvent être dues à des lésions cere-
,1. Bonnier. Le tabès labjrintl.ique. P™»« mêd., juin 1898.
Draîes en foyer, à l'extension de la sclérose postérieure aux cordons latéraux de la moelle, à l'altération périphérique des nerfs moteurs, à l'associaùon de l'hystérie au tabès. Les atrophies musculaires sont dues dans quelques cas à l'altération des cellules des cornes antérieures, celles surtout du groupe externe; néanmoins, d'après un certain nombre d'observations (Dejerine), l'atrophie musculaire serait due à des névrites périphériques, les cellules motrices et la substance grise de la moelle étant intactes1. Dans l'hémiatrophie de la langue, le noyau bulbaire de l'hypoglosse a été trouvé altéré.
Troubles trophiques et sécrétoires. — Il paraît certain que les troubles trophiques et sécrétoires sont dus en majorité à la lésion du grand sympathique, qui a été trouvé altéré dans ses racines, dans ses ganglions et dans ses branches terminales.
Les névrites périphériques peuvent expliquer les troubles trophiques cutanés, éruptions diverses, œdèmes, mal perforant, chute des ongles. Peut-être même ces névrites périphériques ne sont-elles pas étrangères 2 aux fractures spontanées et aux arthropathies, mises par quelques auteurs sur le compte des lésions des cornes antérieures de la moelle ou des zones radiculaires. L'influence trophique du nerf trijumeau et les névrites des branches de ce nerf expliquent les troubles concernant les dents et le maxillaire 3.
Etiologie. — Traitement. — Les causes de l'ataxie locomotrice sont assez obscures; c'est une maladie plus fréquente chez l'homme que chez la femme, et presque toujours à l'âge moyen de la vie, de vingt à quarante ans. Suivant certains auteurs (Fournier4, Vulpian,Erb, Marie), la syphilis doit être presque toujours incriminée ; on sait avec quel talent