Démange* Chute des dents. Revue de méd
L Fournier. Ataxie locomotrice d'origine syphilitique. Paris,
Fournier a soutenu cette opinion qui est aujourd'hui adoptée1; mais il s'agit de savoir si la syphilis peut, de toutes pièces, produire l'ataxie locomotrice ou si elle n'agit qu'à titre d'agent provocateur. D'après Sézary-, le tabès serait une séquelle de lésions méningées syphilitiques entraînant la dégénérescence des racines postérieures et des cordons postérieurs. L'hérédité est facteur important3. Parfois elle est directe et il s'agit d'hérédo-syphilis4, ailleurs elle est indirecte. Que de tabétiques, en effet, dans la famille desquels on retrouve l'aliénation, la paralysie générale, Pépilepsie, le diabète, associés aux causes précédentes! Le traumatisme joue un rôle important dans le développement du tabès, et les premiers symptômes ont plusieurs fois apparu après une chute ou une violente contusion5. On a signalé des faits de tabès conjugal sypbililique6.
Traitement. — Raymond, dans une série de remarquables leçons, a exposé avec détails et précision le traitement du tabès7. Pour lui, le tabcs dorsal vrai est une maladie dont la cnrabililé est des plus problématiques.
Douleur. — Aux douleurs on oppose la médication suivante : injections de morphine, antipyrine, acétaniline, phénacétine, chloral, salicylate de soude, autant de médicaments dont l'efficacité est incontestable, mais dont l'administration réitérée peut avoir de mauvais résultats; il suffit de rappeler que les tabétiques fournissent un contingent important de morphinomanes. On a aussi conseillé d'autres médications : faradisation, courants continus, ré-
1. Fournier vient de publier une statistique de 1000 cas de tabès, avec une proportion pour la syphilis de 93 pour 100.
2. Sézary. Pathogénie du tabès. La Presse médicale, 1909, n° 88.
3. Dejerine. L'hérédité dans les maladies du système nerveux. Paris Th. d'agrég.. 189G.