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Courtellemont Thèse de Psris

l52 MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX.

ou plusieurs centimètres, et même jusqu'à 8 et 10 centimes de hauteur. Naturellement ^J^*£g différent, s, l'autopsie est faite ^V^l ïeï; ou vingt ans plus tard, le su et ayant ^?mbe»*u**u™ maladie. A l'état aigu, ^s foyers de pohomyeWe sont d foyers de ramollissement inflammatoire. pes* ™emyd»te ultérieure systématique qui paraît cantonnée ou a peu . pr , aux cornes antérieures de la substance grise, sans qu U soit acile d'expliquer pourquoi une lésion en .apparent , iden tinue oroduit tantôt l'atrophie musculaire isolée (atropnie Saire11 progressive), ïantôt ^trop.ne musculane ,precédée de paralysie et accompagnée d atrophie osseuse

^ïTlSnt: grtnuesïts motrices des cornes antérieures onsSe^n une atrophie de ces cellules avec prol, S 2 tissu conjonctif; ici les cellules ^jnr^s en bloe elles ne sont pas égrenées une a une comme dans "atrophie6 musculaire 'progressive. Les fibres ^veuses qui sillonnent la substance grise des cornes anteueure ont atteintes Les vaisseaux sanguins sont épaissis et dilates , Marie Pense même que c'est par l'intermédiaire des arterio s que se produisent les foyers de poliomyélite :« 1 semble que ce soit l'artère centrale de la corne antérieure ouffrapTe le Plus souvent, sinon exclusivement le proïïsu?». Dans quelques cas, les foyers siègent dans la m île, dans le bulbe et même dans le cerveau^ «j alors smvant la localisation des lésions et suivant aspect symptomSique, l'affection aboutit à l'hômipleg.e cérébrale infantile, à l'idiotie, à l'épilepsie.

Les rac nés antérieures des nerfs sont altérées, plus altérées même que dans l'atrophie musculaire progressive OuandoTfait l'examen de la moelle, non plus au moment Ïs lésions aiguës, mais un grand nombre d *»]£« la survie, le foyer de ramollissement est remplace pa une aVo/Ji médullaire correspondante, atrophie qui ne s arrêt*

1 Marie. Leçons sur les maladies de la moelle 1882

pas à la corne antérieure, mais qui atteint le cordon antérolatéral, le cordon postérieur, et même la corne grise postérieure. Le foyer inflammatoire de l'état aigu est remplacé par un tissu librillaire de nature névrologique.

Cette paralysie atrophique de l'enfance a les plus grandes affinités avec J'atrophie musculaire progressive, avec la paralysie spinale aiguë de l'adulte et avec la paralysie générale spinale antérieure Ce qui prouve V affinité de ces différentes affections d'origine médullaire, c'est que des malades ' qui avaient eu dans leur enfance une paralysie atrophique, ont eu plus tard, étant adultes, l'un une paralysie spinale, l'autre un atrophie musculaire progressive2, un troisième les trois maladies, un quatrième une paralysie générale spinale antérieure3. J'ai dans mon service un homme, qui, autrefois atteint de paralysie infantile, eut plus tard neuf reprises de paraplégie passagère3.

Traitement. — Dès que la période de régression commence, mais pas avant, ii est nécessaire de faire usage des courants à intermittences éloignées ; c'est le traitement le plus rationnel et le plus utile. Ce traitement doit être fait avec douceur, avec méthode, il doit être continué très longtemps, avecpatience, avec persévérance, associé au massage, aux bains salés, à la cure de Salies, et l'on en obtient parfois de très bons résultats.

§ 11. POLIOMYÉLITES DE L'ADULTE — PARALYSIES SPINALES AIGUËS DE L'ADULTE

Les poliomyélites aiguës de l'adulte, c'est-à-dire les myélites qui ont une tendance à se cantonner à la région des cornes grises antérieures (uoXtoç gris), ne forment pas une entité morbide aussi bien définie que la poliomyélite infantiles. Certains auteurs ne les admettent presque

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