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DE LA MALADIE DE BRIGHT

Je viens de décrire, dans les chapitres précédents, deux types extrêmes,' les néphrites chroniques à gros reins qui seraient mieux nommées néphrites subaiguës, et les néphrites chroniques à petits reins atrophiques dont révolution peut être extrêmement longue. Entre ces deux types extrêmes, trouvent place une foule de types intermédiaires (néphrites mixtes) qui constituent la forme de beaucoup la plus fréquente de la maladie de Bright.

Anatomie pathologique. — Dans ces types intermédiaires dont révolution est lente, sujette à rémissions et à reprises, les reins sont parfois de volume normal, rarement gros, habituellement diminués de volume et en voie d'atrophie. Reins bosselés et déformés, reins granuleux, scléreux, kystiques, reins blanchâtres, jaunâtres, rougeâtres, tout se voit, tout s'observe dans ces types intermédiaires des néphrites chroniques. On trouve parfois des lésions d'hypertrophie compensatrice (Chauffard1, Grasset2). La capsule est plus ou moins adhérente, la substance corticale est plus ou moins atrophiée, les altérations glandulaires sont plus ou moins dégénératives.

A l'examen histologique on constate les altérations décrites aux chapitres précédents, avec prédominance variable aux tissus vasculaire, glandulaire ou conjonctif ; je crois donc inutile de décrire à nouveau toutes ces lésions, je ferai seulement observer que, suivant l'association ou l'alternance de ces lésions, les néphrites chroniques à type intermédiaire (néphrites mixtes) revêtent les aspects les plus différents. Tantôt la néphrite avait évolué à ses débuts comme une néphrite subaiguë à gros rein, à prédominance parenchymateuse, et, plus tard, les lésions scléreuses et vasculaires ont pris le dessus ; tantôt la néphrite avait évolué dès son début comme

1. Chauffard. Hypertrophies rénales compensatrices. Semaine médicale, 21 décembre, 1898.

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