Palhol. int., t. I, p
l'excitation des nerfs des méninges, la pie-mère étant richement innervée (Vuîpian1). Au milieu de symptômes fébriles peu intenses, les phénomènes douloureux apparaissent: douleur rachidienne et en ceinture, douleurs des membres, hyperesthésie cutanée, crampes douloureuses dont le siège est en rapport avec la localisation de la méningite.
La méningite de la région cervicale est parfois accompagnée d'opisthotonos, et la méningite de la région dorsolombaire peut déterminer à sa première période une rétention d'urine et de matières fécales due à la contracture des sphincters de la vessie et du rectum. Les mouvements réflexes et la contractilité musculaire sont normaux.
Depuis quelques années l'étude des méningites s'est enrichie de signes nouveaux : signe de Kernig, ponction lombaire et cyto-diagnostic. Ces signes seront étudiés au chapitre concernant les méningites cérébro-spinales, je me contente de les rappeler ici. Voici en quoi consiste le signe de Kernig. Tant que le malade est dans le décubitus dorsal, on peut étendre ses jambes et les maintenir étendues sans rencontrer la moindre résistance musculaire. Mais si l'on fait asseoir le malade (ce qui est parfois pénible à cause de la raideur des muscles de la nuque et du dos), on voit aussitôt les jambes se fléchir sur les cuisses et les cuisses se fléchir sur le tronc, autrement dit, pendant qu'on l'assied, le malade ramène à lui les jambes et les cuisses. La ponction lombaire consiste à pratiquer une ponction de l'espace sous-arachnoïdien entre Mes lames de la troisième et de la quatrième vertèbre lombaire. Le cyto-diagnostic donne la valeur cellulaire du liquide céphalo-rachidien .
Aux phénomènes d'excitation du début, qui ne durent guère plus de trente.-six ou quarante-huit heures, succèdent des phénomènes de dépression, diminution des douleurs, symptômes parétiques. Le pronostic est fort grave, la méningite peut guérir ou passer à l'état chronique; si elle atteint la région cervicale de la moelle, le malade succombe à l'asphyxie.