Marie. Revue de méd., août 1883. *,**..* irqi
2. DejeHne. Clinique des maladies nerv., hospice de Biceire, 1891.
que nous avançons dans l'étude de l'agraphie, nous voyons que Trousseau avait raison, lorsque parlant, dans ses célèbres cliniques sur l'aphasie, des troubles de l'écriture chez les aphasiques, il disait, n'ayant en vue certainement que les aphasiques moteurs corticaux, les seuls que l'on reconnût à son époque : « Ordinairement l'aphasique n'est pas plus apte à exprimer ses pensées par la parole que par l'écriture; et bien qu'il ait conservé les mouvements de ses mains, bien qu'il s'en serve avec autant d'intelligence qu'auparavant, il est impuissant à composer un mot avec la plume comme il l'est à le composer avec la parole. »
Les exemples que j'ai choisis, pour l'explication des aphasies sensorielles et de l'aphasie motrice, sont des cas types, tels, du reste, qu'on les rencontre en clinique. Mais dans bien des circonstances, ces types ne se présentent pas dans toute leur pureté; en voici quelques modalités :
L'aphasie motrice et les aphasies sensorielles peuvent exister sur le même sujet ou être absolument distinctes.
L'aphasie peut exister avec la conservation complète des facultés mentales, ou être accompagnée de troubles intellectuels; c'est une affaire de localisation.
La cécité verbale et la surdité verbale sont parfois accompagnées de paraphasie très prononcée1.
La cécité verbale peut se traduire par deux formes cliniques distinctes : dans l'une, l'agraphie accompagne la cécité verbale, dans l'autre l'écriture est conservée2.
Localisations. — Ainsi que je viens de le dire, au cours de cet article, l'aphasie motrice serait due aux lésions cérébrales qui atteignent le tiers postérieur de la troisième circonvolution frontale gauche (Dax, Broca*). Elle serait égale-