Syphilis cérébrale
S. Soc. anatom., 1878.
tère est presque oblitérée par l'épaississement de ses parois et par un volumineux bourgeon de l'endarlère. Remarquons à cette occasion que toutes les modalités de Partériopathie syphilitique sont ici réunies, ce qui est du reste assez fréquent.
Anévrysmes syphilitiques des artères de la base du cerveau.
1. Carotide interne. — 2. Artère cérébrale antérieure. —3. Sylvienne avec anévrysme. — i. Choroïdienne. — 5. Communicante postérieure avec anévrysme. — 6. Communicante antérieure. — 7. Cérébrale postérieure. — 8. Tronc basilaire avec anévrysme. — 9. Cérébelleuse supérieure. — 10. Cérébelleuse inférieure. — 12. Artère vertébrale. — 13. Cérébelleuse postérieure.
(Muller1). — Une femme syphilitique meurt brusquement d'apoplexie. A l'autopsie, on constate une hémorrhagie méningée due à la rupture d'un anévrysme de lartère sylvienne gauche. Blachez a publié l'ob-
l. Soc. ana&r 1862.
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servation d'un syphilitique atteint d'accidents cérébraux, terminés par la mort. A l'autopsie, on trouva une artente syphilitique du tronc basilaire et la rupture de l'anévrysme qui avait causé l'hémorrhagie mortelle. Dans une observation de Lancereaux, un syphilitique, après avoir présente des accidents cérébraux, meurt d'apoplexie; on trouve a l'rutopsie une hémorrhagie méningée consécutive a la nipture d'un anévrysme syphilitique du tronc basilaire. J ai e i à l'hôpital Saint-Antoine une femme atteinte d'accidents < yphilitiques cérébraux, qui succomba dans une attaque d'apoplexie; je constatai h l'autopsie une bémorrhagie méningée causée parla rupture d'un anévrysme de la sylvienne gauche; les deux sylviennes étaient atteintes d'arténte syphilitique.
En résumé, d'après ces observations, que je pourrais multiplier, nous voyons que Tanévrysme syphilitique n'est pas une modalité rare de l'artériopathie cérébrale syphilitique. Ces anévrysmes siègent par ordre de fréquence au tronc basilaire, aux artères sylviennes, aux carotides internes. Dans bien des cas on constate sur un même sujet des lésions multiples : un anévrysme rompu, un anévrysme en voie de formation, une endartérite à tendance oblitérante, des artères avec transformation complète de leurs parois. Il est à remarquer que ces lésions artérielles ne concernent pas seulement les époques éloignées dites tertiaires de la syphilis, on les a rencontrées à des époques parfois très rapprochées . de l'infection : au 11e mois (Spillmann), au 10e mois (Brault), au 8e mois (Spillmann).
B Endartérite syphilitique oblitérante. — Apres avoir étudié les artérites syphilitiques qui aboutissent a 1 anévrysme, plaçons dans un deuxième groupe les artérites cérébrales syphilitiques qui aboutissent à Y oblitération du vaisseau, et qui peuvent entraîner la mort, sans ramollissement ou avec ramollissement cérébral, ce qui dépend de 1 intensité et de la durée du processus oblitérant»
(Geffrier4), — Un malade atteint de syphilis entre a 1 hôpital
i, Soc. clin. 1883, p. M.
pour une céphalée atroce qui persiste malgré de fortes doses d'iodure de potassium. Quelques mois plus tard, les douleurs, qui s'étaient un instant amendées, reparaissent encore plus vives, avec étourdissements, vertiges, obnubilation intellectuelle. Le malade ne peut marcher sans perdre l'équilibre. 11 est bientôt pris de délire, d'état comateux, de râle trachéal et il meurt au sixième mois de son infection. A l'autopsie, on constate des lésions syphilitiques du tronc basilaire, des deux artères sylviennes/des cérébrales antérieures et des communicantes postérieures. Le tronc basilaire est comblé par un caillot fort adhérent, qui commence dans les artères vertébrales. La substance cérébrale ne présente en aucun point ni ramollissement, ni hémorrhagie L'examen historique démontre qu'en certains endroits les éléments normaux des tuniques artérielles ont presque disparu et sont remplacés par des éléments embryonnaires On assiste même en certains points à la formation de pochés anévrysmales. Sur les artères syriennes on constate par places des bourgeons faisant saillie dans la lumière du vaisseau. Ailleurs, l'endartère présente les caractères de l'alhérome le plus franc. Remarque importante, ce malade n'était nullement alcoolique. Dans ce cas-là, la mort, survenue dans le coma, avait été provoquée par l'oblitération complète du tronc basilaire sans que le ramollissement cérébral consécutif ait eih le temps de se faire.
(Mauriac*). — Un malade n'étant encore qu'au sixième mois de sa syphilis est pris de troubles cérébraux violents • céphalée atroce, affaiblissement de la mémoire, embarras de la parole, maladresse des mains, incertitude dans la marche. Quelques jours plus tard le malade perd connais > sance, une hémiplégie gauche complète se déclare et, après quelques alternatives d'amélioration, le malade succombe dans le coma, au huitième mois de son infection. A i'autopsie on trouve des lésions disséminées sur les artères dp la base de l'encéphale. Les carotides sont blanchâtres et