Uobin. Thèse d'agrég., p
2. relit. Parai, génér. des troubles de la menstruation. Thèse de Paris
partie des centres nerveux. Parfois, la lésion se limite pour un temps aux nerfs optiques (amaurose) et aux nerfs moteurs de l'œil5 (ptosis, strabisme, diplopie).
La marche de la maladie est lente et progressive, elle est entrecoupée par des accidents aigus et par des rémissions qui varient de quelques mois à deux et trois ans. Tantôt ces rémissions paraissent spontanées, tantôt elles sont dues à une maladie intercurrente, à un traumatisme, à une affection chirurgicale, à d'abondantes suppurations2. Dans sa forme rapide la maladie peut évoluer en moins d'une année; la durée habituelle varie de un à six ans : il est des cas exceptionnels où les rémissions prolongent indéfiniment l'existence3.
Étiologie4. — Diagnostic. — La paralysie générale sévit à l'âge adulte (de trente à quarante-cinq ans), toutefois elle peut apparaître dès l'âge de vingt, de dix-huit, et même de quatorze ans5, sous forme de paralysie générale juvénile (Charcot). Elle frappe surtout les hommes et l'hérédité joue dans son développement un rôle considérable. L'alcoolisme, les excès de travail, les chagrins prolongés, en un mot tous les états congestifs de l'encéphale, favorisent la méningoencéphalite chronique. On avait admis l'existence d'une pseudo-paralysie générale alcoolique6, saturnine, etc. ; mais actuellement ces pseudo-paralysies tendent à disparaître ou plutôt à rentrer dans le cadre de la paralysie générale vraie. Suivant le facteur étiologique, suivant le terrain sur lequel la maladie évolue, on observe certaines différences dans la symptomatologie et dans l'évolution; mais l'essence même de la maladie paraît être identique. Les éléments nerveux peuvent être lésés par des produits toxiques d'origines variées,
1. Magnan. Sclérose du nerf optique et des nerfs moteurs de l'œil dans la paralysie générale. Arch. de physiol., p. 840.
2. Larroque. Rémissions dans la paralysie gén. Th. de Paris, 1886.
3. Lemaitre. Paralysie gén. de longue durée. Th. de Paris, 1873.
4. Luys. Du développ. de la parai, gén. Soc. méd. des hôp., 12 avril 1878.
5. Vrain. Parai, gén. à début précoce. Th. de Paris, 1887. — Charcot et Dutil. Arch. de neurol., mars 1892.