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Charcot et Pitres. Rev. mens., 1883, p

considérations suivantes, concernant la localisation des paralysies :

1° Toutes les lésions corticales des hémisphères cérébraux, chez l'homme, ne donnent pas lieu à des troubles de la motilité volontaire. A ce point de vue spécial l'écorce du cerveau peut être divisée en deux parties distinctes, la zone non motrice, dont les lésions destructives ne provoquent jamais de paralysie permanente, et la zone motrice, dont les lésions destructives provoquent toujours des paralysies permanentes du côté opposé du corps.

2° La zone non motrice comprend :

a. Toute la région préfrontale du cerveau (lobe orbitaire, première, deuxième et troisième circonvolutions frontales);

b. Toute la région occipito-pariétale (lobe occipital, lobules pariétaux supérieur et inférieur);

c. Tout le lobe temporo-sphénoidal.

3° La zone motrice comprend seulement les circonvolutions frontale et pariétale ascendantes, et le lobule paracentral ; peut-être aussi le pied des circonvolulions frontales.

4° Les paralysies provoquées par les lésions destructives de l'écorce affectent des formes cliniques différentes selon le^siège et l'étendue des lésions provocatrices. Les hémiplégies totales d'origine corticale sont produites par des lésions étendues des circonvolutions ascendantes. Les paralysies partielles sont produites par des lésions limitées des mêmes circonvolutions.

Parmi ces paralysies partielles ou monoplégies, on peut distinguer :

a. Les monoplégies brachio-faciales, qui coïncident avec les lésions de la moitié inférieure des circonvolutions ascendantes;

b. Les monoplégies brachio-crurales, qui coïncident avec des lésions de la moitié supérieure des circonvolutions ascendantes;

c. Les monoplégies faciales et linguales, qui dépendent des lésions très limitées de l'extrémité inférieure de la zone motrice, et particulièrement de la frontale ascendante;

d. Les monoplégies brachiales, qui dépendent de lésions très limitées de la partie moyenne de la zone motrice, et particulièrement du tiers moyen de ia frontale ascendante; 1 ^ Les monoplégies crurales, qui dépendent de lésions du lobule paracentral ; ., ■ni,r.0

f La paralysie de l'élévateur de la paupière supérieure qui paraît dépendre d'une lésion limitée au lobule du pi. courbe (Grasset, Landouzy1). .

5» Ou'elles soient totales ou partielles, les paralysies provoquées par des lésions destructives de l'éçorce sont des paralysies permanentes qui s'accompagnent, lorsqu elles ont duré un certain temps, de contracture secondaire de muscles paralysés et de dégénérions descendantes du

foiST - Je n'ai pas a insister sur les çon=, sur les spasmes limités au bras, à la jambe; ils reconnaissent les mêmes localisations que les paralysies; seulement, Sun cas il s'agit de lésions irritatives contractures), dans l'autre, il s'agit de lésions destructives (P**e •

Convulsions. - Les lésions cort.cales qui produisent des convulsions ne peuvent pas se localiser aussi nettemen que ies lésions qui produisent les paralysies. Voici a ce sujet l'opinion de Charcot et Pitres :

Les lésions irritatives de l'écorce peuvent donner heu a des convulsions épileptiformes (épilepsie partielle jackso- ÏÏnne ou corticale). Ces convulsions se distinguent d ordure très nettement des convulsions de l'ep.lepsie vraie. Files débutent par une aura motrice et peuvent se généraliser ou rester limitées à une moitié du corps (hémispasme) ou à un seul groupe (monospasme).

Les lésions susceptibles de provoquer des les.o « epitep- «formes siègent sur la zone motrice elle-même ou même dans son voisinage, et il n'y a pas toujours ent e la i forme de l'épilepsie partielle et la topographie de sa lésion coït, cale provocatrice, de rapport constant, comme il en ex.ste

1. BUpharoptose cérébrale. - Lemoine. Rev. <U méd.. juillet 1887.

entre les paralysies d'origine corticale et le siège des lésions destructives qui leur donnent naissance.

Cependant un certain nombre d'observations permettent d'affirmer que dans bien des cas l'épilepsie partielle revêt les types suivants en rapport avec des lésions nettement localisées : 1° dans le type facial les convulsions se limitent au visage et au cou, elles atteignent la commissure des lèvres, l'orbiculaire des paupières, les muscles moteurs de l'œil, de la langue, le sterno-mastoïdien ; aux convulsions du visage et du cou s'ajoutent parfois quelques secousses du bras; 2° dans le type brachial, qui est plus fréquent, Y aura débute par un des doigts, les convulsions atteignent la main, le bras, l'épaule, et atteignent parfois la face et le cou; 3° dans le type crural, qui est le plus rare, Y aura part du pied et les convulsions s'arrêtent à la hanche.

La topographie de la lésion cérébro-méningée peut être diagnostiquée par le type de l'épilepsie partielle : type facial) extrémité inférieure de l'écorce des deux circonvolutions ascendantes — type brachial; région moyenne de la frontale ascendante — type crural-, région supérieure des circonvolutions ascendantes et du lobule paracentral — type lingual', région inférieure de la frontale ascendante au voisinage du pied de la troisième frontale.

Pour plus de détails concernant l'épilepsie jacksoniénne, son diagnostic topographique et son diagnostic pathogénique, je renvoie au chapitre concernant Y épilepsie jacksoniénne.

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