Henon. Soc. méd. des hôp., séance du 27 ma
précocité et l'intensité de la dyspnée. Cette dyspnée n'est pas due seulement à l'épanchement pleural, elle tient surtout à l'œdème broncho-pulmonaire qui, chez les brightiques, accompagne souvent l'épanchement pleural. La pleurésie brightique ne survient pas seulement au moment de la grande urémie, on peut l'observer à toutes les phases de la maladie de Bri^ht. Au point de vue de cyto-diagnostic, la pleurésie brightique est un type de pleurésie mécanique et aseptique. La présence de grands placards endothéliaux la caractérise (Widal et Ravaut).
La péricardite brihg tique est surtout fréquente au moment des grands accidents urémiques : aussi est-elle du plus mauvais augure1. Habituellement elle est indolore et apyrétique; elle s'installe insidieusement et échappe à l'observation s"i l'on n'a soin d'ausculter de partis pris le malade. Le frottement péricardique est intense, avec ou sans bruit de galop, l'cparichement est peu abondant; l'étendue de la matité est due en partie au liquide et en partie à l'hypertrophie brightique du cœur. La dyspnée est d'autant plus terrible, que d'autres lésions, œdème pulmonaire, épanchement pleural, accompagnent souvent la péricardite brightique2. Le liquide est citrin ou hémorrhagique (Letulle).
Après avoir passé en revue les nombreux symptômes et quelques-unes des complications du mal de Bright, je vais m'occuper des accidents auxquels on réserve plus spécialement le nom d'accidents urémiques.