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NÉVROSES § 1. ÉPILEPSIE ESSENTIELLE ÉPILEPSIES SECONDAIRES

On n'admettait autrefois qu'une seule épilepsie, l'épilepsie vraie, primitive, idiopathique, « la névrose ». Tout le reste, épilepsie secondaire, épilepsie symptomatique, épilepsie partielle ou jacksonienne, formait le groupe des états épilepti formes. Plus on va, et plus on voit que le groupe des états épileptiformes devient envahissant; il en résulte que l'épilepsie vraie, idiopathique, est plus rare qu'on ne le supposait autrefois. De plus, cette épilepsie vraie pourrait bien n'être pas absolument une névrose, elle pourrait bien, elle aussi, être associée à des lésions cérébrales qui jusqu'ici avaient passé inaperçues. Mais alors, si elle n'est plus la maladie sine materia, elle rentre dans le groupe des épilepsies secondaires et il n'y a plus d'épilepsie idiopathique. Cette question va être reprise dans un instant, au sujet de la pathogénie de l'épilepsie ; mais je pense, en tout cas, que le moment n'est pas venu de tout confondre en une seule description, et dans l'étude que je vais entreprendre je décrirai d'abord l'épilepsie essentielle, dite idiopathique, « la névrose », puis je passerai en revue les différentes variétés d'épilepsie secondaire.

Description. — L'épilepsie1 vraie, « la névrose », se pré

1. L'épilepsie est encore nommée morbus comitialis, parce que les comices étaient dissous lorsqu'une personne était frappée d'épilepsie dans l'assemblée: mal caduc, parce que la chute est un de ses premiers symptômes; morbus sacer, parce qu'on croyait à une intervention divine, etc.

sente 'sous deux formes principales, l'une convulsive le gtandmal; l'autre non convulsive, le petit mal. '

1 Grand mal. - Attaque d'épilepsie. Le -rann mai constitue l'attaque d'épilepsie. L'attaque est narfoi? In cée quelques heures ou quelques jo^rs à v/ZcT ZZ prodromes, tels que troubles psychiques excitai ion in f 7

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ucciate., elle est fréquemment précédée par une sonp

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vapeur). L aMm eFfep<tc« revêt différents aspects • tanWt c est une sensation bizarre de vapeur froide oS chaude où une douleur me qui part de la main, du pied d'un no hu quelconque du corps, et remonte jusqu'à la tète , an ô est un mouvement congestif et fluxionnaire de ces' même

n T'nZ ZnTT fmClTnei SUWt' td 1- vomisse! ment, palpitations, angoisse de poitrine, constriction à la gorge c est une impulsion irrésistible à c^rir ou f tourn ■ sur son axe, c est une hallucination de la vue et de S (éclairs, sifflements et rivières lumineuses); cfes une ne version psychique (crainte d'un chien enr^é •! k

Qu il y ait ou non aura, voici comment se nroHnii 1* grande atlaque : le malade pousse un m',, perTconnai sauce et tombe comme foudroyé. La brusquerie de la 2 te" explique les contusions qu'on observe souvent su, epaS du visage qui ont supporté le choc, et la perte dé conna f ance rend compte des épouvantables brûlures desépiS"

A rf; ? rmenl de ,eur at,a1ue' tombent dansïlu Au début de l'attaque, la figure de I'épilePfiq„e est d'une pâleur cadavéreuse, toute sensibilité est' abolie', L coma es?

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complet et la période convulsive commence. Ce sont d'abord des convulsions toniques, tous les muscles participent à la raideur tétanique de l'épileptique : les muscles des yeux, de la face, du cou, du thorax, de l'abdomen et des membres sont tétanisés; le globe de l'œil est convulsé sous la paupière, la face est tiraillée, les dents sont serrées, la tête est convulsée en arrière et sur le côté, les membres sont contractures, la main est renversée, le pouce est dans une adduction forcée et fléchi sous les doigts, il y a un arrêt momentané des mouvements respiratoires. La face, qui était pâle au début de l'attaque, est maintenant congestionnée; la tension artérielle est accrue et le pouls atteint 120 ëJ 150 pulsations.

Cette phase de convulsions toniques dure 20 ou 30 secondes, puis commence la phase des convulsions ctoniques. Les convulsions cloniques se succèdent d'abord de seconde en seconde, puis elles deviennent beaucoup plus rapides et leur amplitude est graduellement croissante; les membres sont agités de secousses, la face grimace, les yeux roulent dans l'orbite, la langue est mordue et projetée hors de la bouche, une bave spumeuse et sanguinolente baigne les lèvres de l'épileptique, la respiration est bruyante, saccadée et parfois entrecoupée de rugissements. Il n'est pas rare d'observer l'émission involontaire de l'urine et des matières fécales.

Après une ou deux minutes de cette période convulsive, le malade pousse un profond soupir, et alors commence la troisième période de l'attaque d'épilepsie : c'est un état apoplecti forme qui dure quelques minutes, une demi-heure et même davantage, et qui est souvent suivi de sommeil L'attaque terminée, le malade, étonné et inconscient de ce qui s'est passé, revient à lui graduellement, conservant quelque temps encore de la confusion des idées, une profonde lassitude, des douleurs de tête et parfois une aphasie transitoire ou une hémiplégie passagère.

Telle est la grande attaque, et ce qu'il faut bien savoir, c'est que les attaques d'épilepsie, surtout.au début, se pro-

duisent la nuit, et le plus souvent à l'insu du malade, qui tombe et qui est tout étonné de se réveiller à terre, hors de son lit. Il est essentiel pour le médecin d'être édifié sur ces attaques nocturnes; voici comment elles surviennent : « Un individu vous raconte que le matin il s'est éveillé avec delà céphalalgie; il vous dit que pendant la nuit il a eu de l'incontinence d'urine ; il a un certain embarras de la parole dû au gonflement douloureux de la langue qui a été mordue; enfin vous apercevez sur la peau du front et du cou des taches ecchymotiques (purpura) : vous pouvez alors non pas présumer, mars affirmer que le malade a eu pendant la nuit une attaque d'épilepsie. » (Trousseau1.)

Dans quelques cas, l'attaque nocturne est constituée par des mouvements convulsifs précédés ou accompagnés de grognement, de ronflement, de vomissements qu'on met sur le compte de prétendues indigestions.

Les attaques d'épilepsie n'ont rien de fixe dans leur apparition et dans leur retour, elles restent des jours, des semaines, des mois, sans reparaître, ou bien elles se reproduisent fréquemment, plusieurs fois dans la même journée, et plus souvent encore, de façon à constituer Yétat de mal

On donne le nom d'état de mal épilep tique à la répétition incessante des accès, qui peuvent même devenir subintrants, un nouvel accès apparaissant avant que le précédent soit terminé. L'état du mal est caractérisé par un collapsus et par un coma qui se prolongent indéfiniment, la respiration est embarrassée, la température s'élève, peut même dépasser 40° et reste élevée dans l'intervalle des accès; les sphincters sont paralysés, et la situation devient si grave, que M. Delasiauve rapporte six observations où la mort est survenue pendant l'état de mal. La durée de cet état de mal peut être de plusieurs jours.

Certains épileptiques ont leur sommeil troublé par des rêves qui sont l'image de leurs accès; ces rêves d'accès ont une valeur séméiologique sérieuse; ils peuvent constituer

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