‹ Manuel de pathologie interneChapitre 303 sur 404 · Blum. Th. d'agrégat, de Paris · texte numérisé non relu

Blum. Th. d'agrégat, de Paris

pa> des causes insignifiantes, par un léger traumatisme (chute, contusion, entorse, piqûre d'aiguille)1, et il est remarquable que la contracture déterminée fortuitement par un traumatisme est souvent la première manifestation d'une hystérie jusque-là lalente2.

Tremblements. — Les tremblements hystériques3 surviennent en général subitement, à la suite d'une émotion, d'une frayeur, à la suite d'une attaque d'hystérie complète ou à peine ébauchée. Le sujet est pris d'un véritable accès de tremblements. Suivant le cas, le tremblement est partiel ou généralisé; il revêt la forme hémiplégique, la forme paraplégique, la forme monoplégique. Tantôt l'accès de tremblement s'amende et disparait après quelques heures, après quelques jours, tantôt le tremblement est continu, interrompu seulement pendant le sommeil, et il dure des mois consécutifs. Il suffit parfois de l'excitation d'une zone hystérogène pour faire reparaître le tremblement. L'intensité du tremblement est fort variable, depuis le tremblement le plus léger jusqu'au tremblement tellement violent qu'il gêne la marche et la préhension des objets. Le rhylhme des tremblements hystériques est régulier. M. Dutil les a divisés en trois groupes4 : 1° les tremblements à oscillations rapides ou vibratoires ayant de 8 à 12 oscillations par seconde, imitant le tremblement de la maladie de Basedow, de la paralysie générale et de l'intoxication alcoolique ; 2° tes tremblements de rhythme moyen, de 5 à 7 oscillai ions par seconde, imitant le tremblement mercuriel, le tremblement des paraplégies spasmodiques; plus rarement, quand il est intentionnel, imitant le tremblement de la sclérose en plaques; 3° les tremblements lents, de 4- à 5 oscillations par seconde, imitant le tremblement sénile et la paralysie agitante.

Flémianesthésie. — L'anesthésie chez les hystériques est,

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