Dejerine et Sézary. Soc. de neurologie, 2 mai
3. L. Rénon et R. Follet. Hémispasme facial total d'une extrême intermittence chez une hystérique. Soc. méd. des hôp , 23 décembre 1898,
rique peut, elle aussi, à la longue, et dans des cas tout à fait exceptionnels, s'associer à une lésion des cordons latéraux de !a moelle (Gharcot1). Ce fait doit être en e'iet bien exceptionnel, car dans une remarquable observation, contrôlée par Yulpian, on n'a retrouvé aucune trace de lésions médullaires chez une hystérique qui avait eu pendant cinq ans des contractures généralisées, avec troubles trophiques, atrophie musculaire et contractions fibrillaires des muscles (Klumpke2).
Le bras contracture est généralement en flexion forcée, la jambe est en extension avec pied bot varus équin. Toute tentative faite pour vaincre la contracture est accompagnée de douleurs violentes. Si, pendant l'état de contracture du membre inférieur, on redresse fortement la pointe du pied, on détermine dans ce membre une trépidation épileptoïde qui dure quelque temps et qui peut être arrêtée à son tour par la flexion brusque du pied. L'application d'un aimant détermine quelquefois le transfert de la contracture au côté opposé. Voici rénumération d'un certain nombre de contractures hystériques : la contracture des extrémités (tétanie), les contractures péri-art iculaires du genou, de l'épaule, souvent fort douloureuses (Brodie3), les contractures des muscles de la hanche qui simulent la coxalgie, la contracture des muscles du cou (torticolis), des muscles masticateurs (trismus), des muscles moteurs de l'œil (strabisme), des muscles de la langue; sans compter la contracture des sphincters (rétention d'urine), les spasmes de l'œsophage pouvant durer des semaines et des mois (rétrécissement spasmodique), les spasmes de la glotte et accès de dyspnée consécutifs, etc., qui seront étudiés avec chacun de ces organes.
Les contractures hystériques surviennent tantôt spontanément, sans cause apparente, tantôt elles sont suscitées
i. Charcot. Sclérose des cord. lat. de la moelle épinière chez une femme hystérique. Soc. mérf. des hôp., 25 janvier 1865.
2. Klumpke. Contractures hystériques. Revue de méd., mars 1885.