PARALYSIES § 1. PARALYSIE FACIALE
La paralysie du nerf facial (nerf de la septième paire) se prête difficilement à une description d'ensemble, parce que ses symptômes sont forts différents, suivant que le nerf est atteint dans l'une ou l'autre de ses parties : aussi est-il d'usage de «iiviser cette paralysie en deux variétés, l'une, centrale, et l'autre, périphérique. Cette division ne paraît pas suffisante, et je me propose d'étudier successivement les variétés suivantes : 1° paralysie d'origine périphérique; 2° paralysie d'origine intra-temporale, 3° paralysie d'origine bulbo-protubérantielle; 4° paralysie d'origine cérébrale.
1° Paralysie d'origine périphérique. — Cette variété est la plus commune; on la nomme encore paralysie funiculaire : c'est celle qui atteint les branches terminales du nerf après sa sortie de l'aqueduc de Fallope. Le nerf facial émerge de l'aqueduc de Fallope par le trou stylo-mastoïdien, il traverse la glande parotide et fournit deux branches, la temporo-faciale et la cervico-faciale. Ces deux branches s'anastomosent pour former le plexus sous-parotidien. De ce plexus partent les rameaux qui se distribuent aux muscles peauciers du cou, de la face et de la moitié antérieure du cuir chevelu. Le nerf facial anime donc tous les muscles de la face, moins les muscles du globe de l'œil (3% 4% 6e paires), de la paupière supérieure (3e paire) et de la mâchoire inférieure (portion motrice de la 5° paire). Au-dessous du trou stylo-mastoïdien le nerf facial émet un rameau, le nerf auriculaire postérieur destiné au muscle
occipital e£ aux muscles auriculaires postérieur et supérieur. La figure ci-dessous montre la distribution des branches périphériques du nerf facial.
f. Branches temporo-faciales. — 2. Branches cervico-faciale* 5. Branches auriculaires postérieures.
Le froid est la cause la plus habituelle de cette paralysie, surtout chez les sujets entachés de dia thèse rhumatismale1; un courant d'air* une croisée ouverte, en voiture ou en wagon, une pluie froide, le séjour dans un lieu humide reparaissent comme étiologie dans une foule d'observations; chez un malade de Trousseau8, l'hémiplégie faciale se déclara après une vive frayeur; Le traumatisme, les tumeurs parotidiennes» là compression du nerf par le forceps3 chez le nouveau-né sont des causes beaucoup plus rares.
La syphilis est une cause fréquente de paralysie faciale; je lui consacre plus loin un chapitre spécial.