Arch. de neurol., mars
2. Proceed. of the Roy. Society, mars et juin Î881- S. Straus. Gaz. heb l.\ 1880, p. 244.
cléido-rMastoïdien, au niveau du tubercule antérieur de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale. Ces dissociations fonctionnelles, que les recherches anatomiques et physiologiques laissaient pressentir, se réalisent parfois en clinique.
Étiologie. — Les paralysies radiculaires, au point de vue étiologique, se rapprochent des paralysies périphériques; elles surviennent ordinairement à la suite de traumatismes : chute violente sur l'épaule, traction brusque sur le bras (Mirallié1), réduction de luxation scapulo-humérale, plaie par armes à feu, compression par le forceps (Duchenne*), cal vicieux (fracture de la clavicule), abcès (mal de Pott), tumeur ganglionnaire. Elles peuvent être consécutives à un refroidissement, ou bien être d'origine réflexe (Rendu3), et sont alors sous la dépendance d'une affection gastro-hépatique. Enfin dans quelques cas la cause nous échappe. Symptômes. — La paralysie peut être totale ou partielle : 1° Totale, elle porte sur toutes les racines du plexus, le bras retombe inerte, le moignon de l'épaule est abaissé, aplati, le malade ne peut infléchir l'avant-bras, ni remuer les doigts ; l'anesthésie est complète à la main et à l'avantbras et remonte plus ou moins haut sur le bras et l'épaule. Les réflexes sont abolis, les muscles présentent rapidement les phénomènes de dégénérescence, Pélectrisation au niveau du point de Erb ne produit aucune secousse. L'atrophie musculaire est précoce. Les troubles trophiques cutanés que l'on a coutume d'observer à la suite des lésions nerveuses périphériques se retrouvent au grand complet : peau atrophiée et lisse, malformation des ongles, cynose, suppression de la sécrétion sudorale, abaissement de la température pouvant atteindre parfois 2 degrés (Giraudeau4); adipose sous-cutanée, ankylose fibreuse, etc.