Revue de méd., 188 i, p
On peut constater également des phénomènes oculo pupillaires avec myosis (paralysie des fibres radiées de l'iris innervées par le sympathique), avec rétrécissement de la fente palpébrale (paralysie du muscle orbito-palpébral) et quelquefois petitesse et rétraction du globe oculaire (Hutchinson1, Le Bret2). La pupille rétrécie réagit encore à la lumière, mais moins énergiquement que la pupille du côté sain. Ces troubles d'innervation sont liés à la destruction du rameau communicant du premier nerf dorsal, ainsi que l'ont montré les recherches expérimentales de Mlle Klumpke3.
Il faut distinguer deux sortes de paralysies totales (Raymond4). La lésion, suivant son siège, peut atteindre le plexus à l'émergence même des racines (arrachement, mal de Pott, etc.), ou dans son trajet cervico-axillaire (fracture de la clavicule, hémorrhagie interstitielle du plexus5, exostose, etc.). Dans le premier cas (paralysies radiculaires vraies), il y a des troubles oculo-pupillaires ; les racines antérieures et postérieures peuvent être atteintes inégalement, d'où paralysie purement motrice ou purement sensitive (Raymond6); enfin, l'anesthésie atteint la région dcltoïdienne. Dans le second cas, on n'observe pas de troubles oculo-pupillaires, et l'anesthésie du bras ne remonte pas plus haut qu'une ligne oblique allant de l'épitrochlée à l'insertion numérale du deltoïde (paralysies du plexus brachial proprement dit).
2° Partielles. — Les paralysies partielles, beaucoup plus intéressantes que les précédentes, comprennent deux types principaux :
a. Le type supérieur est constitué par la paralysie du deltoïde, du biceps, du brachial antérieur et du long supina-