‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 110 sur 246 · Lëpine. Revue mensuelle^ 187â, p · texte numérisé non relu

Lëpine. Revue mensuelle^ 187â, p

A, Des amyotroph. spinales. Leçons sur les mal, du sysi, nerv»

phie des cellules nerveuses, avec ou sans dégénérescence pigmentaire; elle est analogue à la lésion des cornes antérieures de la moelle, dans Fatrophie musculaire progressive. Les noyaux bulbaires sont inégalement atteints par l'atrophie ; le noyau du nerf hypoglosse est le plus altéré (Joftroy) ; et sur une coupe du bulbe, à la place des grandes cellules de ce noyau, on ne trouve plus que quelques cellules déformées.

§ 2. OPHTHALMOPLÉGIE NUCLÉAIRE PROGRESSIVE. POLIOENCÉPHALITE SUPÉRIEURE CHRONIQUE.

L'ophthalmoplégie*, suivant qu'elle occupe les muscles moteurs des globes oculaires, ou la musculature intérieure de l'œil (iris, muscle accommoda teur), est dite ophthalmoplégie externe ou ophthalmoplégie interne. Hais il ne faut pas ranger sous cette rubrique toutes les paralysies oculaires, eussent-elles même une origine nucléaire. Il convient de distinguer de l'ophthalmoplégie, et de ranger à part : 1" les paralysies classiques de chacun des nerfs de l'œil (paralysie de la 3% de la 4% de la G* paires) ; 2" les paralysies associées (Parinaud) qui frappent dans les deux yeux les muscles servant à un même mouvement (paralysie des élévateurs, paralysie de la convergence).

L'ophthalmoplégie extérieure, externe ou extrinsèque, est un type clinique spécial, dû à la paralysie de tous les muscles moteurs de l'œil, et caractérisé, dans les cas types, par Timmobilité absolue des yeux. « Toutefois, lorsqu'une paralysie de la 3* paire coexiste avec une paralysie de la 6* paire, et que le grand oblique seul {\* paire) est intact, le léger mouvement qui persiste, en bas et en dehors, ne change guère l'aspect clinique,

1. Sauvincau. Palhogénig et diagnostic deê ophthalmoplégiti* Thèse de Paijs, 1892.

HAUDIES DU BULBE RACIIIDIEN. 381

Lorsque, d'autre part, ce sont les 3* et 4* paires qui sont paralysées, il est bien rare que la 6* paire soit absolument intacte. Pour ces raisons, on peut appliquer aussi le terme d*opbthalmoplégie extérieure aux cas, où sont paralysés des muscles innervés, dans le même œil, par deux nerfs différents, l'un des deux étant constamment le moteur oculaire commun » (Sauvineau) ^

L*ophthaLmoplégie intérieure ou intrinsèque est la paralysie de toute la musculature intérieure de Toeil.

Ces deux formes réunies sur le même œil, constituent Tophthalmoplégie mixte ou totale. Chacune de ces trois formes peut être unilatérale ou bilatérale.

On peut diviser les ophlhalmoplégies d'après le siège occupé par la lésion qui leur donne naissance, depuis l'écorce cérébrale jusqu'aux rameaux orbit aires des nerfs moteurs de l'œil. Ces diverses variétés seront étudiées plus loin dans le chapitre consacré aux paralysies des muscles moteurs de l'œil ; nous ne nous occuperons ici que des ophthalmoplégies d* origine nucléaire ^ c'est-àdire ayant pour origine l'altération progressive des 3ioyaux des nerfs moteurs de l'œil. Un exposé sommaire <ie ces noyaux fera mieux comprendre ce qui va suivre.

Anatomie. — Le moteur oculaire commun prend naissance dans une colonne grise située sous le plancher de l'aqueduc de Sylvius. Cette colonne forme, non pas un noyau unique, mais une série de noyaux distincts les uns ^es autres (Hensen et Valkers, Kahler et Pick, Wcstphal). Chacun de ces petits noyaux constitue un centre moteur, correspondant à l'un des rameaux terminaux du nerf oculo «noteur commun, et correspondant par conséquent, à l'un <les muscles de l'œil innervés par la 3* paire. Cette colonne ^se située sous l'aqueduc de Sylvius forme la partie ])rincipale du noyau de l'oculo-moteur. Elle comprend «inq centres, cinq petits noyaux échelonnés, qui commandent aux quatre muscles oculaires extrinsèques, innervés parla 3* paire, et au muscle releveur de la paupière.

1. Sauvineaii. Recueil d'ophthalmologie, avril 1892, p. 193-209.

En avant de celte portion principale du noyau de la 3* paire, iJ en existe une autre, moins considérable, formée de cellules nerveuses plus petites. Elle n*est plus sous l'aqueduc de Sylvius, mais bien sous le plancher du 3* ventricule, et un peu plus écartée de la ligne médiane. Elle comprend deux noyaux destinés aux deux muscles qui constituent la musculature intérieure de Tœil (sphincter de l'iris, muscle ciliaire ou accommodateur).

Quant à la disposition respective de ces noyaux, et à leur ordre d'échelonnement, on admet ordinairement le schéma proposé par Kahler et Pick, qui est le suivant :

il. Muscle accommodateur. \ r»..

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