MALADIES DU BULBE RAGUIDIEN
la paralysie siège sur le segment externe du noyau lenticulaire'. Parfois même il n'y a pas symétrie des lésions : dans tel cas, par exemple, il y a un foyer de ramollissement dans la tôte du noyau côté droit et un autre foyer dans la substance blanche du lobe moyen de l'hémisphère gauche*. Ces faits-là ne sont pas faciles à expliquer. Quoi qu*il en soit, la paralysie glosso-lubio-laryngée d'origine cérébrale se distingue de la forme bulbaire par l'absence d'atrophie des muscles paralysés, et par la conservation des mouvements réflexes'.
Anatomie pathologique. — On avait supposé d'abord que la paralysie glosso-labio-Iaryngée n'est pas accompagnée d'atrophie musculaire; on avait mal vu : la paralysie domine, c'est vraie, mais il y a aussi une atrophie des muscles, quelquefois appréciable à la vue et toujours au microscope. Cette atrophie, souvent très nette à la langue, est de même nature que celle qui a été décrite au sujet de V atrophie musculaire progressive.
On constate l'atrophie de quelques-uns des nerfs bulbaires, mais la lésion initiale de la maladie siège dans les noyaux bulbaires de ces nerfs (Gharcot)*, de même que la lésion initiale de l'atrophie musculaire progressive siège dans les cornes antérieures de la moelle. Les organes de phonation, de déglutition, de respiration, de circulation progressivement envahis par la maladie, sont innervés par les nerfs grand liy])oglossc, facial, trijumeau, spinal et pneumogastrique; c'est donc au niveau des noyaux originaires de ces nerfs qu'il faut rechercher la lésion initiale de la maladie, c'est ce qui m'a engagé à rappeler au début de cette étude sur les polioencéphalites, l'anatomie des noyaux bulbo-protubérantiels.
La lésion des no}aux bulbaires consiste en une atro-
1. Laresche. Paralysie glosso-Iabiée d'origine cérébrale. Th. de I^aris, 1890. — Lépine. Arch. de méd. expérim.^ \" mars 1891.
2. Doulay. Pseudo-paralysies bulbaires {Gaz, des /id/;t7aux, 25 juillet 1801).