MALADIES DU BULBE RACIIIDIËN
d'an côté les membres et de l'autre la face. Ainsi, pour prendre un exemple, le bras et la jambe sont paralysés du côté gauche, tandis que la paralysie frappe, du côté droit, la face (hémiplégie faciale), le muscle moteur oculaire externe (strabisme convergent) ou la portion sensitiye du nerf trijumeau (hémianeslhésie faciale).
Une paralysie alterne des plus remarquables est celle qui porte le nom de syndrome de Weber. Ce syndrome dû à une lésion de la partie inférieure et interne du pédoncule cérébral, est constitué par une paralysie de roculo-moteur commun d'un côté (côté de la lésion) et par une paralysie des membres, du facial, et de l'hypoglosse du côté opposé (paralysie croisée, côté opposé à la Jésion). Gliniquement, l'hémorrhagie pédonculuire so <omporte comme une hémorrhagie cérébrale. Quant à la 3)aralysie du moteur oculaire commun, elle est partielle ^u totale; partielle, elle respecte la musculature intérieure de l'œil. Les différentes variétés des paralysies ;;])artielles de l'œil tiennent à la disposition en éventail ^es fibres radiculaires du nerf à l'intérieur des pédon- ^ïules. La paralysie n'est totale que lorsque la lésion est ^très étendue, ou lorsque cette lésion atteint le tronc du ^moteur oculaire commun, tout près de son émergence ^u pédoncule, alors qu'il a déjà reçu les filets nerveux destinés à la musculature intérieure de l'œil.
Dans ces paralysies alternes, la paralysie des membres ^st opposée à la lésion, tandis que* les paralysies de lu :Vace sont directes, c'est-à-dire du même côté que la lésion. ^je fait est facile à interpréter : toute lésion cjui siège Qu-dessus du collet du bulbe rachidien donne lieu à une liémiplégie croisée, puisque les faisceaux conducteurs de XdL motricité pour les membres s'entre-croisent dans la région bulbaire, tandis que la lésion des nerfs émanés ^e la protubérance ou du bulbe donne lieu à une paralysie directe.
Pour qu'il y ait paralysie alterne, il faut donc que la lésion intéresse à la fo:s les tractus moteurs des membres
(ils sont situés à la partie antérieure de la protubérance), et les noyaux des nerfs facial (noyau supérieur), moteur oculaire externe et auditif (situés à sa partie postérieure). Et pour peu que la tumeur de la protubérance empiète en arrière sur la région du bulbe, elle y rencontre les noyaux qui ont été décrits à la paralysie glosso-labiolaryngée, et elle provoque les symptômes respectifs dus à la lésion de ces nerfs.
Les troubles de seimbiliié sont assez fréquents dans les lésions de la protubérance. On peut observer une hémi" anesthésie à forme spéciale ^ due à la lésion du faisceau postérieur de la protubérance, faisceau qui est destiné à la transmission des impressions sensibles, Thémianesthésie des membres est croisée, comme l'hémiplégie; rhémianesthésie de la face, du goût et de Touïe est directe; la conservation de la vue et de Todorat permet de différencier rhémianesthésie protubérantielle de rhémianesthésie d'origine cérébrale.
Tels sont les signes les plus fréquents des lésions de la protubérance ; la paralysie des quatre membres pour* rait exister au cas où la lésion siégerait sur la lign^ médiane; la polyurie, la glycosurie sont des symptôme» fort rares.