‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 126 sur 246 · Hdon. Hémûehorie sfmptKfmai. {Revue de médecine, aoiU et · texte numérisé non relu

Hdon. Hémûehorie sfmptKfmai. {Revue de médecine, aoiU et

^ctolMW 1886).

1 8té|Aui. Tremblements pr» et pott-hémtpiegique» (lievue de ■ ■ 1887).

420 MALADIES DU SYSTÈME NERl^UX.

malades ayant présenté en même temps quelques mouvements choréiformes, il est probable que Fathétose qui survient chez les anciens hémiplégiques n*est qu'une variété de la chorée post-hémiplégique*.

Troubles trophiques secondaires, — Les arthropathies des hémiplégiques peuvent survenir quinze jours, un mois ou beaucoup plus longtemps après l'attaque; elles siègent surtout au membre supérieur; elles sont accompagnées de phénomènes inflammatoires (synovite végétante et exsudative), de tuméfaction et de douleur.

Les atrophies musculaires ne sont pas rares, mais elles n*ont ni la régularité ni la marche de l'atrophie musculaire progressive; elles sont au contraire disséminées sans ordre et localisées à un muscle ou à un groupe musculaire ; elles finissent par créer une infirmité ^icurable.

Ces atrophies sont quelquefois masquées par Vadipose du tissu conjonctif sous-cutané; cette adipose, rare dans l'atrophie musculaire primitive, est fréquente dans les atrophies secondaires*.

Marche. Durée. Pronostic. — En résumé, les sijmptômes de l'hémorrhagie cérébrale débutent quelquefois par l'apoplexie, beaucoup plus souvent par l'hémiplégie; Vaphasie, assez fréquente dans le ramollissement, est ici excessivement rare, et les différences dans le siège et dans l'extension du foyer hémorrhagique entraînent consécutivement, dans le tableau clinique de la maladie, des aspects divers dont nous allons esquisser les traits principaux :

A. Si l'hémorrhagie a pris naissance dans l'un des noyaux ou à sa surface, et si elle y reste limitée sans faire irruption dans les cavités ventriculaires, sans léser la capsule interne, on observe une hémiplégie le plus souvent curable, sans contracture consécutive.

1. Uammoiid. As rathéUme {Arek, gém. ée WÊétL, 1871, t. D, p. 58SL Trad. de Labadi»4iagr«ve). — OuLmoot. ÈtwéeeUmifmsmÊrFmi TMm de Paris, 187S.

S. Landouzy. De Fadipom, etc. {Rn. «mm.. 1S78. p, 11).

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B. Si rhémorrhagie se fait jour dans les ventricules latéraux ou à la surface du cerveau , elle est presque toujours mortelle et, en général, accompagnée d'apoplexie, de GOUTulsions épileptiformes, de contractures précoces, de coma, et d'une élévation de température qui se continue jusqu'à la mort.

C. Si rhémorrhagie intéresse le faisceau pyramidal au niveau de la capsule interne ou si ce tractus est quelque part lésé, comprimé par un foyer voisin, il en résulte une irritation de ce tractus blanc, une sclérose descendante, qu'on peut suivre à travers le pédoncule correspondant, à travers la protubérance, le bulbe et la moelle épinièro, sclérose secondaire qui devient le point de départ (Ivt contracture tardive, de tremblement, et même d*atrophie musculaire, si le processus irritatif et destructif se propage aux cornes antérieures de la moelle épinièro. C'est l'une des formes de l'hémiplégie incurable.

D. Une autre forme, incurable elle aussi, mais beaucoup plus rare, c'est l'hémiplégie qui persiste indéiinimont à l'état fkuque (Bouchard), sans contracture secondaire des membres paralysés. Il est probable que cette hémiplégie fiasque est due à une lésion des tractus moteurs qui n'a pas été suivie de sclérose descendante.

E. Si l'hémorrtiagie détruit directement ou anéantit indirectement, par extension de son foyer initial ou par con^Hression, le faisceau qui occupe la partie la plus reculée du segment postérieur de la capsule interne, celui qui sert à la transmission des impressions sensitives, un nouveau symptôme, Yhémianesthéne^ s'ajoute à l'hémiplégie. C'est en pareil cas qu'on peut encore voir turvenir un autre symptôme, Vkémichorée et Valkétotte. Ces symptômes d'hémianesthésie et d'hémichorée sont exceptionnek, parce que l'hémorrbagie atteint rarement cette partie de la capsule.

F. Quant à savoir, rhémorrhagie restant limitée à Tim des noyaux gris striés ou optiques, quel est le noyau intéressé et quelle est la valeur de cette localisation au

point de vue de la marche et du pronostic de Id maladie, c*est là une distinction que la clinique n*a pas encore faite.

G, Los hémorrhagies de la substance corticale du cerveau sont fort rares» et leurs symptômes seront mieux placés aux chapitres suivants (ramollissement et locali sations cérébrales).

Diagnostic. — L'hémorrhagie méningée, Thydrocéphalie aiguë, la congestion cérébrale, sont souvent accompagnées d'apoplexie; j*en dirai autant de Turémie et du saturnisme (encéphalopathie urémique et saturnine), mais dans ces différents cas, les symptômes de résolution et Tétat apoplectique sont plus rarement accompagnés des symptômes d'hémiplégie qu'on retrouve dans l'hémorrhagie cérébrale. L'apoplexie due à une embolie cérébrale est à peu près identique à Tapoplexie due à l'hémorrhagie : nous verrons plus loin comment on peut différencier les deux lésions.

Uhémiplégie consécutive à l'hémorrhagie cérébrale ne diffère de l'hémiplégie des autres lésions du cerveau que parla marche des accidents. Dans les tumeurs cérébrales, l'hémiplégie est incomplète et plus lente que brusque, la tumeur est presque toujours annoncée par des phé^ nomènes précurseurs, tels que céphalalgie, vomissements, convulsions épileptiformes, troubles oculaires, et paralysies, atteignant, suivant le siège de la tumeur, tel nerf crânien moteur ou sensitif.

Quand l'hémiplégie est due à l'athérome, à la thrombose des artères cérébrales, on retrouve chez le sujet les causes habituelles de l'artérite et de l'athérome (vieillesse, goutte, syphilis, alcoolisme); dans quelques cas, les artères périphériques sont transformées en cordons durs et flexueux, l'hémiplégie est variable*, lente et pro-

1. Sous cette désignation d'hémiplégie variable on comprend ces hémiplégies le plus souvent incom))lëtes dont la march» alternativement progressive et rétrograde est l'indice d'une lésion qui n'anéantit pas du premier couji les foncUoiif du territoire cérébral envahi.

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gressÎTe, elle est moins souvent brus(iue et complète du premier coup.

Vhystérie peut déterminer une apoplexie une licmiplégie airec ou sans contracture, maisTiiémiplégie hystérique présente ce double caractèic d'atteindre rarement la face ou de s'accompagner d'une contracture des muscles de la face du côté opposé à l'hémiplégie, et d'être presque toujours accompagnée d'hémiaiiesthésie : de plus, les troubles moteurs de l'hystérie, paralysies et contractures, sont en général liés aux autres manifestations convulsivesou non convulsives de cette névrose, hyperesthésie ovarienne, boule hystérique, tympanisme abdominal, anorexie, troubles oculaires, zones hystérogènes, etc.

L'hémiplégie d'origine syphilitique (gommes, méningite sdéro-gommeuse, artérite, ramollissement) peut ii'a?oir pas de symptômes spéciaux, elle peut ressembler de tous points à l'hémiplégie de l'hémorrhagie cérébrale, elle peut même provoquer elle-même l'hémorrhagie (rupture d*anévrysme). Bien qu'elle soit plus fréquente à la période tertiaire de la syphilis, l'hémiplégie d'origine syphilitique, avec ou sans apoplexie, apparaît quelquefois prématurément, au cours de la période secondaire. Il faut s'enquérir avec soin des antécédents du malade et rechercher s'il existe, sur la peau ou ailleurs, des traces ou des vestiges de syphilis, afin d'instituer sans retard Un traitement s'il y a lieu.

Traitement. — Contre l'apoplexie on fera usage des ^naissions sanguines, sangsues derrière les oreilles, saitoée générale, purgatifs, révulsifs aux extrémités inférieures. On améliorera l'hémiplégie au moyen des courants ^^OfUinus; on enverra le malade aux bains de mer, aux ^aux chlorurées sodiques, et la station de Balaruc me (araît jouir d'une réputation bien méritée ^ La cure de t^ Halou rend également de réels services. On aura toujours CatUntion éveillée sur la possibilité d'une erreur do

t. Gmiet. Loc. cU,, 5* édilioiL

diagnostic pathogénique et sur Texistence d'accidents syphilitiques f afin de recourir aux frictions mercurielles et à riodure de potassium à haute dose.

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